16 mai 2022
Réseau International
Pour
quiconque a suivi sérieusement le conflit en Ukraine, il est évident
que les gouvernements et les médias occidentaux ont menti grossièrement
dans leurs affirmations sur ce pays.
Cette semaine, l’évacuation des civils de l’aciérie Azovstal à
Marioupol, ville portuaire de la mer Noire située dans le sud de
l’Ukraine, a fait des médias occidentaux la risée de tous.
Ils se sont révélés comme les artisans de la propagande de guerre
mensongère. Les médias occidentaux devraient avoir une honte atroce et
profonde de cette situation, qui devrait même servir de base à de
futures poursuites pour complicité de crimes de guerre.
Jusqu’à 100 civils ont été libérés de l’usine industrielle
tentaculaire et pris en charge par les forces russes, en collaboration
avec les secouristes des Nations unies et la Croix-Rouge internationale.
Leurs témoignages contredisent totalement les affirmations diffusées
par les médias occidentaux pendant plusieurs semaines.
Amplifiant le discours du régime de Kiev soutenu par l’OTAN, les
médias occidentaux ont fait croire que les civils se trouvaient
volontairement dans l’usine Azovstal pour aider à la défendre aux côtés
des soldats ukrainiens. Les militaires russes qui entouraient l’usine
étaient censés assiéger le site et menacer la sécurité des civils.
Or, il s’avère, d’après leurs propres témoignages,
que les civils étaient pris en otage comme boucliers humains par les
combattants ukrainiens. Alors que les médias occidentaux ont fait
l’éloge des défenseurs « héroïques » de l’usine Azovstal, il est
désormais évident que ces « héros » violaient grossièrement les lois de
la guerre en utilisant systématiquement des non-combattants comme des
boucliers humains pour dissuader un assaut russe.
Nous ne devrions pas être surpris par cette conduite criminelle et
dégénérée. Car les « courageux défenseurs » de l’usine Azovstal dont les
médias occidentaux ont fait l’éloge ne sont autres que le bataillon
Azov, affilié aux nazis. Ces militants sont les troupes de première
ligne des forces armées ukrainiennes. Ils ont été formés et armés par
les puissances de l’OTAN, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne,
le Canada et la Pologne. Il semblerait même que des forces spéciales de
l’OTAN soient encore cachées dans l’aciérie avec leurs protégées du
bataillon Azov.
Il reste à voir ce que les 1000 militants restants dans l’usine vont
faire maintenant que leur siège est définitivement condamné. L’un des
combattants a même lancé cette semaine un appel
bizarre au milliardaire de SpaceX, Elon Musk, pour qu’il les aide à
s’échapper. Comme c’est approprié pour l’époque bizarre dans laquelle
nous vivons !
Contrairement à ce que prétendent les médias occidentaux, les forces
ukrainiennes ont régulièrement utilisé des écoles, des hôpitaux, des
appartements résidentiels et d’autres centres civils comme couverture
pour combattre les troupes russes.
La baisse soudaine de la couverture médiatique occidentale cette
semaine contraste fortement avec la saturation quasi hystérique des
semaines précédentes, lorsque l’on affirmait que la ville portuaire
ukrainienne était cruellement assiégée par les forces russes. Les
consommateurs des médias occidentaux ont été amenés à croire que l’armée
russe était sur le point de perpétrer un odieux crime de masse.
L’hystérie générée fait partie de la fabrication du consentement du
public pour que les gouvernements occidentaux acheminent l’argent des
contribuables et l’aide militaire pour soutenir le régime de Kiev. Cette
semaine, l’administration Biden s’apprête à envoyer une aide militaire de 40 milliards de dollars au régime de Kiev.
Pour quiconque a suivi sérieusement le conflit en Ukraine, il est
évident que les gouvernements et les médias occidentaux ont menti
grossièrement dans leurs affirmations sur ce pays.