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Nicolas Gauthier
En France, la pauvreté de masse devient un phénomène structurel.
Emmanuel Macron, à l’instar de ses prédécesseurs, lance donc un énième plan sur le sujet.
Ainsi, la population française compterait 14 % de pauvres, à en croire les chiffres.
Ce qui nous mettrait dans la moyenne européenne, toujours selon les mêmes chiffres.
ATD Quart Monde, ici porte-parole de ce qu’il est convenu de nommer le « monde associatif », prévient :
« Sans des moyens financiers à la hauteur, cette concertation débouchera sur des vœux pieux ou sur des actions à faible portée dont les plus pauvres ne bénéficieront pas. »
Mais les chiffres ne sont pas tout et, comme à l’accoutumée, ce n’est que d’argent qu’on parle.
Pas de celui que les pauvres n’ont pas, mais de celui qu’il faudrait dépenser pour qu’ils le soient moins.
Un peu comme les syndicats de l’Éducation nationale qui, devant la dégringolade du niveau scolaire, assurent qu’il ne s’agit que d’une question de « moyens ».
Il est à mettre au crédit d’
Emmanuel Macron d’aborder la question d’un peu plus haut :
« Il nous faut investir socialement pour que les enfants qui sont pauvres, parce qu’ils sont dans des familles pauvres, ne soient pas les pauvres de demain, et éviter les facteurs de reproduction. »
Tout cela passe, évidemment, par l’Éducation nationale plus haut évoquée, mais dont la préoccupation du moment semble plutôt être l’écriture inclusive, la théorie du genre, l’apprentissage sur tablettes et autres tartes aux chardons.
Pourtant, l’illettrisme est un éminent facteur de pauvreté, puisque fermant la porte à la quasi-majorité des emplois, même les plus modestes.
Cette réflexion semble connaître le début du commencement d’une ébauche d’éventuelle mise en œuvre.
Il était temps.