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viernes, 14 de junio de 2019

L’État, cet ennemi du peuple





Alexandros Michailidis / Shutterstock
Robin de La Roche

              
Une étude de l’Institut Coppet rappelle qu’à la fin de l’Ancien Régime, au XVIIIe siècle, les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, alors qu’aujourd’hui, vous turbinez du 1er janvier au 26 juillet pour l’État (!) pour que, in fine, il fasse ce-que-vous-savez de votre argent…

L’avènement de la démocratie a donc permis de multiplier par onze la pression fiscale sur ceux qui passèrent du statut de sujets à celui de citoyens.

C’est fou ce qu’un changement de dénomination permet de faire avaler comme couleuvres…
L’historien Nicolas Delalande (auteur de l’excellent ouvrage Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale… et qu’aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ».
En 2013, l’inénarrable Bernard-Henri Lévy s’était fendu d’un édito appelant à « prier pour l’impôt ».
Lisez plutôt : « Prions pour l’impôt, […] sans lui, plus moyen ni de protéger les plus faibles, ni de secourir les plus démunis, ni, surtout, de confier à la lettre d’une loi le principe de cette responsabilité pour autrui. »
Et c’est ainsi qu’on en revient encore et toujours au même principe de cet État qui veut se substituer à MA charité, alors que chacun sait que sans le tissu associatif et bénévole – en grande majorité d’origine catholique – il n’y aurait nulle solidarité, nul soutien des VÉRITABLES plus faibles, nulle entraide.

lunes, 11 de mayo de 2015

Evry : chez Valls, les impayés de l’Etat mettent à l’arrêt le chantier de la police

Florence Méréo | Publié le Lundi 11 Mai 2015, 16h44 | Mis à jour : 16h44




Evry, direction départementale de la sécurité publique. L’État doit 280 000 € à GTM, une filiale de Vinci, qui a stoppé les travaux dans la ville du Premier ministre le temps d’être payée. (LP/F.M.)

L’immense échafaudage est toujours dressé. Mais plus aucun ouvrier n’y est juché. A Evry, voilà bientôt trois semaines que GTM, une filiale du groupe Vinci, a levé le pied sur le chantier de réhabilitation et d’extension du siège de la police en Essonne.

Et pour cause : dans la ville du Premier ministre Manuel Valls, l’Etat n’a pas payé l’entreprise depuis près de quatre mois !
Trois factures d’un montant global de 280 000 € n’ont pas été réglées à la société mandatée pour moderniser et mettre aux normes le bâtiment vieillissant.
En décembre, GTM avait sorti une première fois le gyrophare en stoppant plusieurs jours son chantier, faute de voir ses factures honorées.
 L’Etat avait alors réglé sa dette… mais il a récidivé à peine un mois plus tard.
« Ce projet pâtit d’un enchaînement de circonstances défavorables », admet Gérard Clerissi.
Mais selon le directeur des finances et de la commande publique à la Préfecture de police, le problème viendrait d’un « bug informatique » lié au logiciel Chorus par lequel passent, depuis 2011, toutes les dépenses de l’Etat.