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sábado, 12 de junio de 2021

jueves, 20 de mayo de 2021

Manifestation de police à Paris : Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti hués !


 
 

En France, dès que survient un drame, il est coutume de promulguer une nouvelle loi et d’organiser une manifestation. 

La colère de nos forces de l’ordre, militaires et policiers, en demeure la parfaite illustration. 

En effet, après les crimes qu’on sait, perpétrés contre ceux qui sont chargés de nous protéger, le gouvernement devait donc réagir ; d’où loi de circonstance entraînant manifestation d’urgence dont on ne sait trop bien qu’elle n’est que de façade.

Un nouveau texte législatif n’engage finalement à rien. À force de les empiler, les lois d’exception finissent par devenir la norme, surtout quand cette dernière a depuis longtemps été inversée. Naguère les voyous avaient peur de la maréchaussée. Depuis, cette même norme a changé, en même temps que la trouille de camp. Pour aller franc, les flics craignent pour leur vie et les racailles ne frémissent pas de peur devant quelques mois de prison.

La seconde ne coûte guère plus. Combien de marches blanches, peluches et bougies à l’appui, de larmes télévisées, de reconstructions bienveillantes et de résiliences nigaudes pour, qu’au bout du compte, tout continue comme avant ? Alors, cette manifestation du 19 mai, censée incarner une sorte d’union nationale ?

Au-delà des effets d’annonce, la vérité est que la police française est depuis longtemps cogérée par des syndicats se répartissant les rôles ; certains de , d’autres de gauche. Étrange spectacle que celui-ci : un ministre de l’Intérieur battant le pavé avec ses subordonnés, devant une Assemblée nationale suspecte de ne pas voter les lois censées protéger ces derniers, alors qu’il est partie prenante du gouvernement. Soit « un ministre qui manifeste contre sa propre inaction », note, sans humour, François-Xavier Bellamy, des Républicains.