Olivier Damien
Et pourtant, ils l’auraient aimé ce blessé grave, voire même ce mort.
De quoi rejouer l’affaire Malik Oussékine.
Il faut reconnaître que, durant le quinquennat de Hollande, le système avait particulièrement bien fonctionné.
Toutes les occasions qui avaient permis de discréditer les forces de l’ordre avaient été saisies, à tel point que, pendant les manifestations contre la loi Travail, gendarmes mobiles et CRS faisaient systématiquement figure d’accusés.
Mais le point d’orgue avait été atteint avec l’« affaire Théo », lorsque le président de la République lui-même s’était permis, sous les yeux de la nation tout entière, d’humilier l’ensemble de la police nationale.
Et nul, surtout pas la presse autorisée, n’avait cherché, à cette époque, à savoir où se trouvait la vérité.
Avec l’évacuation, fort à propos, de la faculté de Tolbiac, c’est à nouveau cette méthode que des étudiants, plus intéressés par le désordre et la lutte politique que par les études, essaient de reprendre. Et de se poser en victimes d’un pouvoir totalitaire qui n’a pas hésité à outrepasser la fameuse franchise universitaire pour envoyer les CRS faire le ménage dans ce qui était devenu un véritable taudis.
Et comme cela ne suffisait pas, la rumeur d’un étudiant ou d’un migrant – et oui, même combat -, qui aurait été gravement blessé lors de l’évacuation, s’est répandue sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre.
Hélas pour les pourvoyeurs de fake news, auxquelles il va falloir malheureusement s’habituer, même les Hôpitaux de Paris ont démenti l’existence d’une telle victime, renvoyant les responsables syndicaux étudiants, telle la présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) Lilâ Le Bas, dans ses buts.


