Macron et von der Leyen vont débloquer 800 milliards pour armer un pays lui-même convaincu que la guerre a assez duré...
Le président de la République a prononcé, ce mercredi, un discours qu’il voulait solennel.
Un discours de clarification, mais qui lui permettait aussi d’endosser son costume préféré : celui de chef d’un État en guerre. Emmanuel Macron aime la rhétorique martiale : pour le Covid-19, il disait déjà « nous sommes en guerre ». Mais cette fois encore, ne va-t-il pas un peu loin ? Et est-ce fait exprès ou non ?
Une aubaine pour le Président ?
Pour le Président, la menace russe est aux portes de l’Europe. C’est géographiquement exact. Pour le Premier ministre, François Bayrou, c’est la menace existentielle la plus sérieuse depuis 1945. Le tandem exécutif en est persuadé – c’est, en tout cas, ce qu’il clame : Vladimir Poutine, si ça se trouve, réfléchit à une percée qui emmènerait les chars russes jusque sur les Champs-Élysées.
La Russie est devenue une menace pour la France et pour l’Europe. pic.twitter.com/E4TnNo6x7B
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 5, 2025
Commençons par convenir que cette menace est surtout une aubaine pour un Président qui, quand il n’a rien de régalien à se mettre sous la dent, n’a rien de mieux à faire que de rembarrer ses ministres (dont le premier d’entre eux), surtout s'ils veulent toucher aux accords de 1968 avec l’Algérie. Dans les moments de creux, quand il n’y a vraiment rien de tragique, rien qui permette à notre Gérard Philipe du pauvre de prendre sa voix de grande personne, Emmanuel Macron, qui ne peut pas s’empêcher de mettre son grain de sel partout, règle même les problèmes de télépéage des utilisateurs de X. C’était il y a quelques semaines, souvenez-vous. Et là, d’un coup, l’Histoire, la grande, s’invite de nouveau dans le paysage parce que l’Ukraine va devoir négocier une trêve. Poutine est pour, Trump est pour, Zelensky lui-même est pour… mais Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen sont contre.
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