19 mars 2024
A l’occasion des élections russes, qui ont vu sans surprise, la
réélection de Poutine, avec un score inusité en Europe, le gouvernement
français se fend d’une moue dubitative sur la validité du scrutin et le
manque de démocratie en Russie.
Ce serait oublier un peu vite ce qui se
passe en France.
Dès 2017, même s’il y avait d’autres candidats que Macron, l’ensemble
de la presse avait pris fait et cause pour le candidat Macron et plus
de 90 % des unes des grands magazines lui étaient consacrées. Sur les
plateaux de télévision, entre le premier et le second tour, il fallait
obligatoirement se positionner en faveur de Macron, et contre Le-Pen
donc, pour espérer pouvoir en placer une et être à nouveau invité. Le
journal Libération titrait « Faites ce que vous voulez mais votez
Macron ». Et les quelques commentateurs qui avaient osé s’interroger sur
cette hégémonie médiatique avaient été rapidement taxés de « fachos ».
L’affaire ne s’est pas arrêtée là, car le dimanche soir des
résultats, le total de Marine Le-Pen s’est effondré en direct, sans
qu’aucune explication rationnelle n’ait été fournie, sachant que dans
les « démocraties » occidentales, la machine Dominion, de traitement des
résultats électoraux, a pignon sur rue et que le fait qu’on puisse lui
faire dire ce qu’on veut, est un secret de Polichinelle. Le RPF a
l’époque, avait produit une recension des villes « électroniques »,
elles votaient autour de 70 % pour le candidat Macron, soit bien plus
que le score final. Cela n’a ému personne et n’a appelé aucune
vérification.
Mais les suites des deux élections de Macron sont connues, des
émeutes avec les Gilets-Jaunes, férocement réprimées, des manifestants
qui ont écopé de prison ferme pour des jets de cailloux ou autres
broutilles, là où des migrants violeurs récidivistes ou autres joueurs
de couteaux, restent tranquillement en liberté. Et plus récemment, des
manifestants agricoles, arrêtés plus sûrement et plus durement, devant
les caméras, que des fauteurs de troubles récidivistes de quartiers
sensibles.