
Alors que la crise diplomatique entre la France et l’Algérie atteint un point critique, un sondage Ifop réalisé pour Sud Radio met en lumière l’exaspération des Français face à ces relations historiques devenues tumultueuses.
Les résultats révèlent un rejet croissant de l’Algérie dans l’opinion publique, marqué par des critiques sur les bénéfices unilatéraux de la coopération et des appels à des mesures fermes.
Une image désastreuse de l’Algérie en France
Selon l’étude, 71 % des Français ont une mauvaise opinion de l’Algérie, contre 32 % pour le Maroc et 40 % pour la Tunisie. Ce rejet dépasse les clivages politiques et sociaux, bien qu’il soit moins marqué chez les sympathisants de La France insoumise (58 % d’avis favorables). Cette perception reflète un ras-le-bol généralisé, nourri par des décennies de relations conflictuelles et perçues comme déséquilibrées.
Près de trois quarts des Français (74 %) estiment que l’Algérie tire plus de bénéfices de la coopération bilatérale que la France. Ce sentiment est particulièrement partagé à droite de l’échiquier politique, où le rejet du régime algérien est presque unanime (94 % pour les sympathisants du RN). Même des électorats traditionnellement ouverts à la coopération, comme celui de la gauche, commencent à exprimer leur désenchantement.
Autre point sensible : la perception de l’impact économique des ressortissants algériens en France. 60 % des sondés considèrent que cette diaspora n’est pas un atout pour l’économie hexagonale, un chiffre en hausse par rapport à 1994 (54 %). Ce scepticisme est particulièrement fort chez les catégories populaires et les électorats conservateurs.