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jueves, 6 de marzo de 2025

Le « donneur de leçons » Nagui tacle une candidate qu’il juge anti-écolo

Capture d'écran
Capture d'écran

 

 Sur le service public, la bien-pensance n’a aucune limite. Dans «"N’oubliez pas les paroles", Nagui en a donné la preuve

« Accompagnés par un orchestre, les candidats chantent en karaoké. Mais les paroles affichées ne sont pas complètes. À eux de combler les vides. Pour cela, ils doivent se souvenir des mots exacts de la chanson. Dans la joie et la bonne humeur, ils se livrent à cet exercice périlleux. » Voici la présentation que fait France 2 de son jeu N’oubliez pas les paroles, diffusé tous les jours de la semaine, à 18h40. Une description qui mériterait une précision, notamment sur le rôle de l’animateur, Nagui. Le site de la chaîne du groupe France Télévisions pourrait par exemple indiquer : « Le présentateur distribue les points aux candidats, les bons et les mauvais, en matière de chanson comme de mode de vie. »

Car oui, sur la 2, Nagui joue à la fois le rôle du présentateur et du moralisateur. Le mercredi 26 février dernier, il a offert l'une de ses plus belles leçons à une candidate prénommée Fanny. Avant que le jeu ne démarre, Nagui présente brièvement la concurrente et lui fait dire ce qu’elle fera avec l’argent qu’elle pourrait gagner au cours de l’émission. Il se trouve que Fanny voudrait s’acheter « un fourgon pour l’aménager ».


Outrecuidance

L’idée ne plaît guère à l’animateur. Il faut presque qu’il se pince pour le croire. Puis il se lance dans une tirade tout en moraline : « Non mais,attendez, vous dites aimer la planète, vouloir sauver la planète, vous occuper de la culture… Et le problème d’un fourgon, c’est que d’un coup, là, il y a des odeurs de diesel qui arrivent à mon nez. » Très fier, il enchaîne sans laisser la parole à la candidate et lui fait remarquer qu’elle reste sans voix. Forcément, puisqu’elle ne peut pas en placer une…

Lorsqu'elle a enfin la possibilité de se défendre, elle explique : « J’aimerais travailler aussi et le fourgon ça m’aiderait à faire les saisons dans d’autres régions, par exemple. » Nagui a la solution : « Il faut trouver quelque chose de suffisamment autonome en matière de batterie électrique pour pouvoir faire des longs kilométrages. » La candidate ne sait plus où se mettre.

domingo, 29 de diciembre de 2024

Tu crois qu'ils ont touché le fond? Ne rêve pas ils creusent encore

 

miércoles, 25 de diciembre de 2024

L'étron doit rendre des comptes et n'a rien à faire dans le gouvernement

 

 

miércoles, 8 de febrero de 2023

La France doit exiger des excuses de Louis Boyard


 

 Marc Baudriller 7 février 2023

Une fois n’est pas coutume. Difficile de ne pas donner raison à Gérald Darmanin lorsqu’il évoque l’envolée tout sauf lyrique du jeune député NUPES dans les rangs de l’

À l'Assemblée nationale, le ministre a épinglé, ce mardi 7 février, la diatribe du jeune député LFI, ce moment « sans doute pour vos réseaux sociaux », ces quinze secondes de célébrité, ce « petit moment de reconnaissance ».

en a besoin. Lorsqu’on vit dans un autre univers, il faut de temps à autre s’assurer qu’on existe réellement. Pour Boyard, l’exercice est assez simple. Il reprend sans le moindre recul la mythologie révolutionnaire en carton-pâte du petit communiste contemporain. Toutes les idées simples, veules, répétées par l’extrême gauche remontent alors à la surface sans avoir été digérées. Cela donne, ce 7 février à l’Assemblée, ce qu’il doit prendre pour un brillant effet de manche anti-flics. « Je n’ai pas de leçons à recevoir d’un ministre qui instrumentalise la police à des fins politiques, qui dit que la police n’a jamais tué. » Il évoque « les contrôles abusifs à la couleur de peau ». Il est lancé. « Vous volez deux ans de vie aux et à leurs parents avec votre , vous affamez dans les universités, vous écrasez les lycéens sous la pression de Parcoursup, vous les condamnez par votre inaction climatique, vous les noyez dans le chômage et les bas salaires, vous pensiez qu’ils allaient se laisser faire ? Non ! Vous les réprimez, nous les soutenons ! » Et Boyard, survolté, la voix égosillées, d’en appeler à ses protégés, aux jeunes damnés de la Terre : « Étudiants, bloquez toutes les universités du pays ! Lycéens… » Il ne finira pas, son micro a été coupé.

Chaque époque depuis le XIXe siècle a la gauche qu’elle mérite. La France a eu Jaurès, Clemenceau, Mitterrand. À la tête du PC, Marchais était matois, Lajoinie fit ce qu’il put, Fabien Roussel n’est pas si malhabile. Aujourd’hui, la NUPES, qui ne cesse de surprendre dans le pire, offre une tribune dans les rangs de l’Assemblée à ce mini-Lénine de cour de récréation, prêt à soulever les lycées, les collèges demain et peut-être les écoles primaires sans autre mobile que de se donner le frisson du chauffeur de salles.

Car tout est imaginaire, chez . Dans le monde de Louis Boyard, la police est une bande de tueurs à gages à la main du pouvoir, ivres de contrôles au faciès, tous racistes de la pire eau. Le pouvoir vole la vie des , rien que cela. Cela ne lui suffit pas, il les affame, comme Lénine au temps des koulaks. Parcoursup écrase les lycéens et le ministre condamne son peuple par « l’inaction climatique », cette tarte à la crème qu’on garnira de tous les ingrédients vrais ou faux de l’imaginaire écologiste. Ce n’est pas tout, le pouvoir, décidément divin, a le tort de ne pas offrir à chaque lycéen un salaire de PDG et à chaque non-diplômé un emploi en or. Sur ce constat délirant, l'énergumène se donne tous les droits, en appelle au blocage des universités et des lycées. Le bébé pyromane, plus gonflé qu’un ballon-sonde chinois au-dessus du territoire américain, a définitivement quitté le monde tangible. Ces dernières heures, il a mis ses idées à exécution, appelant à bloquer la fac de Rennes.

Pour une fois, Darmanin n’a pas vu des Anglais déchaînés mais un député français pitoyable et déconnecté. « Oui, Monsieur le député, vous êtes la caricature de ce que j’essaie de dénoncer dans Le Parisien, c’est-à-dire la bordélisation du pays, répond le ministre de l’Intérieur. Oui, Monsieur le député, vos propos prêteraient à rire s’ils n’étaient pas si grave de la part d’un représentant de la nation. »