Le 10/03/2017
Josette Segues, épaulée par son avocat Me Dominique Rémy, a tenu à témoigner au procès.
j.-M. d.
Publié le 07/03/2017 à 8h20 par JEAN-MICHEL DESPLOS.
Un trentenaire comparaît depuis lundi devant la cour d’assises pour avoir agressé sexuellement une septuagénaire à Mérignac et violé une octogénaire en 2014 à Bordeaux. Il a aussi volé des bijoux.
Au premier rang de la salle de la cour d’assises, Josette Segues, 85 ans, écoute avec attention le récit de l’ordonnance de mise en accusation lu par le président Christian Lauqué.
Digne, courageuse, elle affronte l’indicible, le regard de celui qui l’a violée dans la matinée du 25 octobre 2014 à son domicile situé dans le quartier de la gare à Bordeaux.
Dans le box, Karim Saber alias Ali Maisi, 33 ans, ne bronche pas.
Un interprète en langue arabe traduit en simultané.
Derrière Josette Segues, une seconde victime, 75 ans, elle aussi agressée sexuellement.
C’était le 4 octobre 2014, à Mérignac.
La septuagénaire est toujours traumatisée.
Pendant trois jours, les deux victimes vont revivre les terribles souffrances endurées.
Un véritable calvaire.
« Il m’a fait très mal », raconte d’une voix fluette l’octogénaire appelée à la barre pour témoigner.
« Je ne suis pas violent, c’est l’alcool qui m’emmène devant vous », dit Karim Saber.
Pourtant, ce samedi matin 25 octobre 2015, il n’a semble-t-il pas bu quand il s’adresse à Josette Segues qui sort de chez son coiffeur et rentre chez elle.
Avant d’arriver au salon de coiffure, il s’était déjà montré insistant en lui demandant de l’argent.