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domingo, 12 de enero de 2020

Rubrique : nulle part.




Régis de Castelnau

Après un an d’un scrupuleux silence sur les violences policières qui ne sont rendues possibles que par la complaisance de la magistrature.

 Après un an d’un scrupuleux silence sur les violences judiciaires (3000 condamnations, 1000 peines de prison ferme) assénées par la même magistrature.
Voilà que le Syndicat de la magistrature (comment qu’ils ne sont pas trop de gauche) se réveille.
Et s’inquiète du sort des libertés.
Manif avec drapeaux !
Bravo ! Jamais trop tard pour bien faire !
« Ah oui mais non ! Ça va pas le faire.

— Ah mais c’est vrai, ils interviennent en Pologne, pas en France. Mais n’ont-ils pas lu Père Ubu ?

— Si justement. « La scène se passe en Pologne, c’est à dire nulle part ». Comme ça, ça mange pas de pain.

— Donc pour qu’ils s’intéressent à la France, il va falloir encore les attendre ?

— Oh oui, longtemps, très longtemps... »
L’image contient peut-être : 6 personnes, foule et texte

sábado, 21 de diciembre de 2019

Mur des cons : un épilogue et des dégâts

 
 

 
Françoise Martre, ès qualités de présidente du Syndicat de la magistrature, a été condamnée en appel pour injure publique envers le général Philippe Schmitt, confirmant ainsi le jugement de première instance et, novation de la cour, Robert Ménard et le Rassemblement national.

L’affaire hors normes se termine ici, sauf en cas de pourvoi en cassation.

Et malgré cet aspect conclusif, de nombreuses interrogations demeurent.
La parole publique sur une affaire judiciaire est compliquée : les faiseurs d’opinion et les médias ne connaissent pas toujours les détails d’un dossier et ne manquent pourtant pas d’affirmer des contre-vérités, parfois destinées à instrumentaliser l’opinion et à manipuler la Justice.
La prééminence des faits, sans nier leur complexité parfois, et l’usage du conditionnel devraient être de rigueur, mais Jean-Luc Mélenchon ne s’embarrasse pas de telles subtilités pour soutenir l’ex-trader Jérôme Kerviel.
Même punition pour Mme Sauvage.
Que peut-on faire pour empêcher que ces « tribunaux médiatiques » ne s’érigent ?
L’aléa judiciaire est insupportable, mais il est inéluctable dans une justice des hommes qui est rendue par des personnes faillibles.
Il doit donc être supporté par la collectivité, avec les injustices qu’il charrie immanquablement : sévérité ou laxisme excessifs.
Le souhait du simple citoyen est que la fréquence de l’occurrence de cet aléa judiciaire soit rarissime, si peu fréquente que le consensus social peut s’en accommoder.
Si ce dernier jugement va dans le bon sens, le seuil de l’insupportable n’a-t-il pas été franchi ces dernières années, avec de trop nombreux et incompréhensibles verdicts ?

viernes, 14 de julio de 2017

Belloubet déjà En Marche vers la vieille technique des nominations de complaisance

Le 14/07/2017


Image associée

En accordant une promotion à l’ancienne présidente du syndicat de la magistrature (SM) mise en examen dans l’affaire du Mur des Cons, la ministre Belloubet n’a pas tardé à retrouver les vieilles habitudes de l’État vis-à-vis des syndicalistes.

La peu connue ministre Belloubet en fait la triste expérience à ses dépens: de nos jours, peu d’informations restent cachées bien longtemps.
Ainsi, quelques jours après sa nomination inattendue, la garde des Sceaux attire l’attention en accordant une promotion (en l’espèce la vice-présidence de la Cour d’Appel de Bordeaux) à François Martres, ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature, épinglée en son temps à cause de son Mur des Cons.
 
Françoise Martres, symbole d’une magistrature arrogante et partisane
 
On se souvient de cette affaire du mur des cons: le local du Syndicat de la Magistrature avait un mur couvert de photos de « cons », parmi lesquels on comptait essentiellement des hommes politiques de droite et des justiciables qui avaient osé contester le fonctionnement de la justice.
La révélation de cette étrange totem peu compatible avec l’image d’impartialité qui devrait coller à la magistrature avait fait scandale.
 Elle jetait une lumière crue sur le peu de cas que certains magistrats en France font du justiciable et de ses droits.
L’information avait débouché sur la mise en examen de la juge.
Malgré ce petit incident de carrière, l’intéressée devrait être promue par la nouvelle ministre.
 

On mesure immédiatement la portée symbolique du geste.
La politisation des magistrats, une technique vieille et dangereuse
 
C’est une technique vieille comme le monde: accorder une promotion à un syndicaliste éminent pour se ménager des arrières.