Image par Rajesh Balouria de Pixabay
Par Cogiito
- 20 mai 2022
SOURCE OMS : Orthopoxvirose simienne
6 juin 2018
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/monkeypox
Principaux faits- Le virus se transmet principalement à l’être humain à partir de
divers animaux sauvages, rongeurs ou primates par exemple, mais la
propagation secondaire par transmission interhumaine est limitée.
- L’orthopoxvirose
simienne, ou variole du singe, est unezoonose virale rare que l’on
observe principalement dans les zones isolées du centre et de l’ouest de
l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides.
- Il
n’existe pas de traitement spécifique ni de vaccin même si la
vaccination antivariolique s’est avérée très efficace pour prévenir
également l’orthopoxvirose simienne.
L’orthopoxvirose simienne est une zoonose virale rare (virus transmis
à l’être humain par les animaux) dont les symptômes ressemblent en
moins grave à ceux que l’on observait dans le passé chez les sujets
atteints de variole. Avec l’éradication de celle-ci en 1980 et l’arrêt
de la vaccination antivariolique qui a suivi, cet orthopoxvirus a émergé
comme le virus le plus important de ce genre. Il sévit sporadiquement
dans certaines régions des forêts tropicales de l’Afrique centrale et de
l’Ouest.
Le virus de l’orthopoxvirose simienne ,appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridés.
Flambées épidémiquesOn a identifié l’orthopoxvirose
simienne pour la première fois chez l’homme en 1970 en République
démocratique du Congo (ex-Zaïre) chez un garçon âgé de 9 ans vivant dans
une région d’où la variole avait été éliminée depuis 1968. Depuis lors,
on a signalé la majorité des cas dans des régions rurales et des zones
de forêts tropicales humides dans le Bassin du Congo et en Afrique de
l’Ouest, notamment en République démocratique du Congo où l’on considère
qu’elle est endémique. En 1996–1997, une grande flambée épidémique a
sévi dans ce pays.
Au printemps 2003, des cas
d’orthopoxvirose simienne ont été confirmés aux États-Unis d’Amérique,
marquant ainsi la première apparition de cette maladie en dehors du
continent africain. La plupart des patients avaient été en contact avec
des chiens de prairie domestiques, infectés par des rongeurs africains
importés.
On a signalé des cas sporadiques
d’orthopoxvirose simienne dans les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest
et, avec la vigilance accrue, davantage de pays identifient et
notifient des cas. Depuis 1970, des cas humains d’orthopoxvirose
simienne ont été signalés dans 10 pays africains,
- la République démocratique du Congo,
- la République du Congo,
- le Cameroun,
- la République centrafricaine,
- le Nigéria,
- la Côte d’Ivoire,
- le Libéria,
- la Sierra Leone,
- le Gabon et
- le Soudan du Sud.
En 2017, le Nigéria a connu la plus
grande flambée jamais enregistrée, environ 40 ans après les derniers cas
confirmés d’orthopoxvirose simienne dans ce pays.
Transmission
L’infection des cas initiaux résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés.
En Afrique, on a documenté des
infections humaines à la suite de la manipulation de singes, de rats
géants de Gambie et d’écureuils infectés, les rongeurs étant
vraisemblablement le principal réservoir du virus.
La consommation de viande d’animaux infectés pas suffisamment cuite est un facteur de risque possible.
La transmission secondaire,
c’est-à-dire interhumaine, peut résulter de contacts étroits avec des
sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un
sujet infecté ou d’objets récemment contaminés par des liquides
biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient.
La transmission se produit
principalement par les particules des gouttelettes respiratoires et
nécessite en général un contact face à face prolongé, ce qui expose les
membres de la famille des cas évolutifs à un risque infectieux plus
grand.
Elle peut également survenir par inoculation ou par voie placentaire (orthopoxvirose simienne congénitale). Rien ne permet à ce jour d’affirmer que la seule transmission interhumaine permette de maintenir l’orthopoxvirose simienne dans la population humaine.Lors d’études récentes chez l’animal sur le modèle impliquant le
chien de prairie et l’homme, deux clades distincts du virus ont été
identifiés, celui du Bassin du Congo et celui d’Afrique de l’Ouest, la
plus grande virulence étant observée pour le premier cité.
Signes et symptômes