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miércoles, 27 de marzo de 2024

Déficit record : quand Macron faisait la leçon à Le Pen


 Marc Baudriller 26 mars 2024

Le chiffre est tombé comme un arbre sur la maison Macron : le déficit public de la France, en 2023, représente donc, selon l’INSEE, 5,5 % du PIB

 La dette publique atteint la barre des 3.100 milliards d’euros : elle s’est accrue de… 821 milliards d’euros depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée et de Bruno Le Maire à l’Économie, en 2017.

 Les deux donneurs de leçons en chef au pouvoir sont aujourd’hui comptables d’un désastre financier d’une ampleur inédite depuis le début de la Ve République.

Flash-back. Le 3 mai 2017, Emmanuel Macron encore pour quelques jours candidat à l'Élysée affronte en débat d’entre-deux-tours la candidate arrivée en seconde position, Marine Le Pen. L’archange de la banque d’affaires, encensé par le Tout-Paris de la finance, explique à sa concurrente : « L’État et l’ensemble des collectivités publiques sont aujourd’hui en déficit, ce qui n’est pas bon pour nous. Donc, moi, je propose de faire sur le quinquennat 60 milliards d’économies pour pouvoir baisser notre déficit de 40 milliards […] » Objectif raté ! Le Président n’a pas retranché 40 milliards, il en a ajouté, en sept ans, plus de 800, sur lesquels le Covid n’a pesé qu’environ 200 milliards… Le même Emmanuel Macron tirait, ce soir de 2017, l’oreille de Marine Le Pen, non sans « jouer sur les peurs », comme on dit : « [si vous êtes élue], vous allez soit creuser le déficit et dépendre des marchés financiers, soit augmenter les impôts, soit augmenter la dette. Et ce sont nos enfants qui paieront ! », accusait ce saint Jean Bouche d’or.

Le pire déficit 2023 de la zone euro

Sept ans plus tard, la vérité surgit donc nue. À dire vrai, on avait déjà perçu les craquements annonciateurs de cette incroyable faillite.

domingo, 13 de enero de 2019

Emmanuel Macron, Christophe Castaner : les agitateurs du vendredi soir







On reste pantois devant l’attitude du pouvoir face aux gilets jaunes.
 

Deux mois après, les mêmes dirigeants usent des mêmes ressorts : intimidation, culpabilisation.
Du haut de leur donjon assiégé, ils balancent toujours de l’huile sur les feux de palette.
À ce stade, à la veille d’un acte IX dont ils savent qu’il sera puissant, on ne peut plus parler d’aveuglement ou d’inconscience.
Emmanuel Macron a délibérément choisi la montée de la tension.
C’est inquiétant.
On ne voit pas très bien ce qu’il cherche, quel hypothétique retournement de l’opinion il pourrait ainsi espérer.
Les drames sont déjà trop nombreux, toutes ces photos de mutilés, tous ces signalements du journaliste indépendant David Dufresne l’attestent : le mal est fait.
Et les Français demanderont des comptes à leurs gouvernants.
On sent bien que les choses ne s’arrêteront qu’avec leur départ et un changement d’équipe et de gouvernance.
On a comme l’impression que la stratégie du pouvoir, qui ressemble de plus en plus à un groupe de desperados, ne cherche qu’à hâter ce départ.
Ainsi Emmanuel Macron, lors de la traditionnelle galette des rois de l’Élysée, recevant les boulangers, a-t-il fait l’éloge de leur métier et du « sens de l’effort ».
Il avait là l’occasion de s’adresser à la France des gilets jaunes, de quitter sa posture martiale, d’entrer vraiment dans l’empathie avec cette France que les boulangers symbolisent si bien.
Mais sa sortie ambiguë a eu l’effet contraire :

domingo, 18 de noviembre de 2018

17 novembre : l’échec de Castaner et donc de son maître

 
 
 
 
Beauvau était son rêve. Gérard Collomb ne rêvait que d’une chose : en partir.

Revêtir le costume de ministre de l’Intérieur scelle une carrière.
Vous donne une aura, celle de « premier flic de France » qui vous permettra de nourrir les plus hautes ambitions, comme Nicolas Sarkozy.
Cela peut aussi associer définitivement le nom d’un ministre à une mauvaise gestion d’un événement. Le 17 novembre restera dans l’histoire de la présidence Macron comme l’échec de Christophe Castaner comme ministre de l’Intérieur.
Il a péché à trois niveaux.
D’abord dans l’anticipation.
Tout en montrant ses muscles, il aurait été mieux inspiré de demander aussi aux automobilistes de différer leurs sorties et de faire preuve de la plus grande prudence aux abords des blocages puisque tous n’étaient pas déclarés et identifiables dès le samedi matin.
Avec l’ensemble du gouvernement, il aurait également pu se dispenser de jeter sur ce mouvement un opprobre injustifié qui a pu, dans l’esprit de certains, exciter une crainte ou une animosité qui n’avaient pas lieu d’être.
Les accidents sont quasi exclusivement venus d’automobilistes qui voulaient forcer les barrages.
Ensuite, dans sa communication après le tragique accident de l’Isère, il n’a pas, non plus, été à la hauteur : en instrumentalisant le drame, tout comme le préfet de l’Isère, pour tenter de discréditer ou de contenir un mouvement d’ampleur, qu’il ne pouvait plus arrêter.
Puis en minimisant les chiffres le matin, ce qui a eu pour effet de pousser davantage de monde dans les rassemblements l’après-midi.