Christian Vanneste
Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi.
Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée.
Arnaud Beltrame a offert sa vie pour en sauver une autre.
La France en est sidérée.
Le Président Macron, prompt à l’emphase, avait tendance à employer le mot « héros » à tort et à travers pour parler de Johnny Hallyday ou des professeurs de français.
Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi.
Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée.
Comme l’a dit le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de l’abbaye de Lagrasse, qui a donné la bénédiction apostolique avant la mort au lieutenant-colonel, qu’il devait marier prochainement, la
« folie de ce sacrifice » dépasse les simples obligations professionnelles d’un officier de gendarmerie. Elle transcende même l’héroïsme.
L’héroïsme est courageux.
Il n’est pas fou.
Le héros ne se livre pas à la mort sans défense, ou alors il le fait parce qu’il n’a pas le choix.
Jean Moulin, sous les coups, ou Pierre Brossolette, en se suicidant, étaient prisonniers de la Gestapo et ne voulaient pas parler.
Les soldats encerclés par l’ennemi et qui préfèrent la mort plutôt que de se rendre obéissent à un code de l’honneur national.
Deux militaires russes viennent d’en donner l’exemple en Syrie.
Dans tous ces comportements, la raison n’est pas absente.