L’armée française est-elle gangrenée par un islamisme rampant ?
Quelles pourraient en être les conséquences pour l’engagement des troupes au Sahel par exemple ? Comment venir à bout de la menace terroriste ? Sommes-nous au bord de la guerre civile ?
Autant de questions auxquelles répond le capitaine de gendarmerie Alexandre Juving-Brunet face à la caméra de Boulevard Voltaire. Un entretien choc après la publication des deux tribunes de militaires.
Vous faites partie de ces militaires qu’on peut qualifier de lanceurs d’alerte. Vous avez alerté, notamment, sur l’islamisation rampante dans les rangs de l’armée française. Dernièrement, suite au coup d’État malien, la France a suspendu ses opérations militaires conjointes avec l’armée malienne.
C’est un moyen d’alerter aussi sur ce fait. De nombreux soldats français refusent d’aller se battre contre des islamistes au prétexte qu’ils partagent la même foi. Est-ce un mythe ou une réalité ?
C’est une absolue réalité. Les anecdotes ont déjà été livrées dans une première lettre que j’avais publiée sur le site Place d’armes pour parler de l’islamisation rampante dans les armées. Ma plus grande préoccupation est que si, demain, les forces de première et deuxième catégories, c’est-à-dire la police, la gendarmerie, les CRS et les mobiles, sont dépassées par une possible insurrection, les forces de troisième catégorie, c’est-à-dire l’armée, devront intervenir sous l’état d’urgence. Si elles interviennent, il faudra s’assurer qu’elles soient pleinement opérationnelles. Pour être pleinement opérationnelles, il faut qu’elles soient absolument cohérentes dans leurs effectifs et qu’il n’y ait pas une seule brebis galeuse dans leurs effectifs. Or, les brebis galeuses existent depuis 1990. Cela fait trente ans qu’on les voit, qu’on les observe et que l’on fait des rapports que l’on remet à tous les politiques. Les conflits afghans, syriens, libyens et maintenant le conflit au Sahel ne vont faire qu’exacerber les tensions sur nos forces armées qui sont confrontées à des contradictions. On engage dans nos rangs de très valeureux soldats qui sont parfois de toutes les origines ethniques et c’est très bien, mais certains sont des bi-.
Premier point d’interrogation majeure. À qui est leur allégeance ?




