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miércoles, 11 de diciembre de 2024

Désindustrialisation, le pire bilan depuis 2016 pour la France.



 par | 11 Déc 2024 |

 

Jamais depuis 2016 notre pays n’avait connu un solde négatif entre les ouvertures et les fermetures d’usines.

Nous vivons donc clairement un nouvel épisode majeur de désindustrialisation.

Nous sommes le pays au monde qui avec son parc nucléaire peut avoir l’énergie la plus abondante la moins polluante et la moins coûteuse.

Que fait-on de cet avantage ?

Rien.

Nous nous suicidons pour faire plaisir à l’Allemagne.

Nous facturons à prix d’or une énergie que nous pourrions utiliser pour attirer des… entreprises et des usines.

Nous sommes dirigés par des faibles, des lâches, des minables sans vision qui détruisent la France au lieu de la construire.

 

jueves, 2 de abril de 2020

Le scandale des masques !







À l’heure où on nous claironne qu’un gigantesque pont aérien est mis en place entre la France et la Chine pour approvisionner en masques, on apprend que jusqu’en 2018 existait, en France, une fort belle usine capable de fabriquer des masques en quantité… industrielle : 200 millions pour l’épidémie de H1N1, en 2009, par exemple. 

C’est même dans cette usine que le désormais fameux masque FFP2 pliable a été mis au point.

Cette usine se trouvait en Bretagne, près de Saint-Brieuc, à Plaintel.
Elle appartenait au groupe américain Honeywell et elle était, paraît-il, rentable. Ironie de l’histoire, elle exportait ses masques au Japon, en Corée, aux États-Unis.
Seulement voilà, l’estimant insuffisamment rentable, les Américains on décidé de la fermer en 2018. La fermer, pas la déménager, puisque les huit machines ont été impitoyablement broyées à la déchetterie voisine.
Honeywell n’en était pas à son « coup d’essai » puisque ce groupe avait déjà fermé son usine de Condé-sur-Noireau (323 salariés licenciés), alors 38 de plus ou de moins…
Pour mémoire, quand Honeywell avait racheté l’usine en 2010, elle comptait 400 salariés.
Une belle histoire d’investissement direct étranger dans ce beau pays de France, si attractif.
L’affaire serait d’une affligeante banalité s’il ne s’agissait pas d’un secteur d’activité aussi stratégique sanitairement parlant.
Ainsi donc, on pallie ce massacre industriel en commandant des masques à la Chine.
C’est Geodis qui s’est vue attribuer ce fort juteux marché de transport aérien : des navettes Shanghai/Paris pendant quatorze semaines à raison de deux voyages par semaine.
Geodis appartient au groupe SNCF.
Mais là aussi, il y a un hic !
La France ne dispose pas des avions-cargos nécessaires pour de tels tonnages.
C’est un problème bien connu dans l’armée française, mais c’est « une autre histoire ».
Alors il est fait appel à l’Antonov 124, le monstre de construction russe habituellement utilisé par l’armée française.
Seules deux entreprises possèdent de tels appareils : une société ukrainienne et une société russe !
Encore un bel exemple d’indépendance nationale.

miércoles, 1 de abril de 2020

Une usine française capable de produire 100 millions de masques par an a été fermée en 2018



Une usine française capable de produire 100 millions de masques par an a été fermée en 2018

© Eric Gaillard Source: Reuters Infirmière portant un masque FFP2 en France. Image d'illustration.
31 mars 2020, 17:50

  Le manque de masques engendré par le coronavirus a mis à jour les vices de l'internationalisation de la production industrielle dans l'hexagone où a resurgi le souvenir d'une usine bretonne capable de produire 100 millions de masques par an en 2018. 

Alors que la polémique sur l'impréparation du gouvernement devant la crise du Covid-19 se poursuit, l'histoire d'une usine bretonne de confection de masques fermée en 2018 est remontée à la surface, symbole de la désindustrialisation française.
Situé à Plaintel, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), l'usine Spérian, rachetée en 2010 par l'américain Honeywell, pouvait, avant sa fermeture définitive en octobre 2018, produire 100 millions de masques par an sur des machines fabriquant 4 000 masques à l’heure.
 «Les sections syndicales CGT et CFDT de l’usine de Plaintel avaient à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production [...]
Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Mais ces derniers ce sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir», a dénoncé le 26 mars un communiqué de Solidaires Côtes-d'Armor sur Facebook.

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