Au commencement du monde, sous le règne de Cronos, les hommes vivaient en un éternel printemps, en harmonie avec la bienfaisante nature, qui leur fournissait tout sans travailler.
Puis sont arrivés le couple 14-47, leurs croques morts philippesques, les matraques benaliennes et prognatismes incestueux.
Attal et Jubelin se sont retrouvés, propulsés des tréfonds du monde au sommet de notre pays. Le monde est devenu une orgie gigantesque.
La toute-puissance du pervers a été consacrée, et cela a envoyé un signal ressenti jusqu’au plus bas de nos terres. La prophétie de Pasolini et de Branco était satisfaite: nous entrions dans le monde de Salo, du fascisme débridé. Cinquante et sept ans avant ces événements, ces deux artistes avaient annoncé la mal donne: la mort, le massacre.
Les amputations se sont multipliées. Des français ont perdu des bras, des mains, dans un déluge de sang et de jouissance. A quelques pas de l’Elysée, Emmanuel Macron tremblait, et probablement, s’excitait. Le portes-parole du gouvernement exhibait son sexe protubérant sur les réseaux sociaux, couchant dans le sang des étudiantes et démissionnant, aussi vite que Benalla faisait disparaître ses coffres et armes acquises illégalement.
Des femmes et hommes se levaient, vêtus de jaune, exigeant respect et dignité. Ils se faisaient tirer dessus comme des pigeons par des policiers de la BAC exfiltrés de banlieues dans le seul but de les aligner. Les préfets récalcitrants étaient remplacés. Didier Lallement parlait de camps, citait Trotsky, sortait les blindés contre des pauvres manifestants, se faisait fournir en prostituées par Slav Djoudjev, un ancien garde du corps de la campagne de Macron, reconverti en la recherche de chaires fraiches auprès de l’appareil d’Etat, tandis que Benalla, jamais un jour en prison, écumait les tables du Peninsula, du ShangriLa, avec des oligarques russes qui continuaient de financer Bernard Arnault et LVMH tandis que la guerre se préparait.
La terreur, c’était leur seule arme. Alors, on flattait les policiers, contrôlait les gens dans les bars, les restaurants, les empêchait de sortir de chez eux, les piquaient dans le silence d’une majorité terrifiée.
