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lunes, 19 de septiembre de 2022

« Croissance / décroissance, et si nous n’étions pas obligés de choisir ? » L’édito de Charles SANNAT



 

 par | 19 Sep 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Cette semaine je vous propose de réfléchir à la décroissance !

A la première réflexion la « décroissance » semble une évidence pour répondre aussi bien aux défis climatiques, qu’à celui de la raréfaction des ressources naturelles, sans oublier celui de préserver le vivant et la biodiversité.

Pourtant, sous cette évidence se cache une vérité qui l’est nettement moins.

La croissance c’est la vie. De la croissance des êtres vivants, animaux comme végétaux, qui ne naissent jamais finis, mais à finir en passant par l’expansion de l’univers qui n’est jamais rien que la croissance du cosmos, il n’y a pas de vie sans croissance.

Il n’y a pas de processus de création sans croissance.

Alors, les choses sont nettement plus nuancées et complexes que ce que l’on veut bien nous faire croire.
Non seulement la décroissance ne doit pas être une évidence, mais encore plus, la décroissance ne doit pas devenir notre objectif de vie, car, pour faire croître notre spiritualité, ce n’est pas une décroissance forcée qu’il faut, mais bien une simplicité volontaire.

Je partage avec vous ici quelques pensées que je vous invite à partager avec le plus grand nombre, car c’est un sujet fondamental, essentiel pour les années qui viennent et l’avenir communs de tous nos enfants.

sábado, 29 de enero de 2022

7 % de croissance en France en 2021, une bonne nouvelle, vraiment ?


 
 
 
 Jean-Baptiste Giraud 28 janvier 2022

On se plaint depuis des années du faible niveau en maths des collégiens, lycéens et étudiants français. 

C’est la seule explication rationnelle pour comprendre comment des gens sérieux peuvent déboucher le champagne et pousser des « cocorico » sonores à l’annonce des 7 % de croissance française en 2021.

Le ministre de l’économie, qui n’est pourtant pas un imbécile, parle carrément de « rebond spectaculaire » qui « efface la économique ».

En réalité, fait de la politique, pas de l’économie.

Retournons sur les bancs de l’école quelques instants. En 2020, le chiffre d’affaires (PIB) de l’entreprise France s’est effondré de 8 %. Sur cette période, une partie du chiffre d’affaires non réalisé par les entreprises a été compensé par des aides publiques. Salaires et charges de millions d’employés ont également été pris en charge jusqu’à 90 % par l’État. Des aides publiques versées avec de l’argent emprunté sur les marchés (une dette rachetée ensuite par la BCE, j’en reparlerai à la fin).

Sans le soutien massif de l’État, le PIB de l’entreprise France n’aurait donc pas reculé de 8 %, mais de beaucoup, beaucoup plus. De combien ? Il se trouve que le français nous donne lui-même la réponse ! Le total des aides mobilisées est estimé sur le site officiel « vie-publique.fr »  à 9 % du PIB pour la période mars 2020-mars 2021.

Non, le PIB français n’a pas reculé de 8 % en 2020. Le fossé est beaucoup plus profond, peut-être de 17 % ! c’est ce que l’on obtient en additionnant le déficit de PIB constaté par l’INSEE, à la part de PIB sauvée ou remplacée par les aides, dixit l’État lui-même.

Vous l’avez compris, ce calcul est parfaitement valide pour le PIB 2021. Une grosse part des fameux 7 % de croissance est en réalité la conséquence d’un de chiffre d’affaires, de salaires et de charges, financés par Bercy.

lunes, 25 de diciembre de 2017

Croissance : la France est toujours parmi les mauvais élèves

 
 


Le 25/12/2017
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Ne nous leurrons pas : nos résultats économiques sont tout bonnement pitoyables.
 
Les thuriféraires de M. Macron exultent (bien à tort !) car notre PIB a crû, en 2017, de 1,9 %.
Un record depuis 2011.
Cette petite amélioration, qui n’est sans doute pas due à notre nouveau Président, va combler – très légèrement – notre déficit abyssal et fera baisser de 0,2 % le poids de la dette, qui culmine toujours à 97,9 % (une horreur !).
Enfin, le chômage devrait refluer à 9,4 %.
Il ne faut donc pas cracher sur ce surplus de croissance, car on n’attendait que 1,7 % en début d’année et les surprises dans ce sens sont toujours rares.
Mais ne nous leurrons pas : nos résultats économiques sont tout bonnement pitoyables et nous restons l’un des hommes malades de l’Europe, avec l’Italie qui est plus gravement atteinte que nous.
En effet, la zone euro a fait 2,4 % (25 % de plus que nous, c’est énorme !), l’Allemagne a atteint 2,6 % et l’Espagne, malgré la crise catalane, réalise 3,1 %.
Il est vrai que ce pays a été plus gravement impacté que nous par la crise de 2008.
L’euphorie économique est générale dans le monde… en attendant le prochain krach !
Selon l’INSEE, notre économie est incapable de dépasser 2 %.
Fait aggravant et révélateur de notre faiblesse, notre population a crû de 0,4 % en 2017 (un record en Europe), ce qui a entraîné mécaniquement un surplus de croissance.
Or, la plupart des pays de l’Union européenne ont vu le nombre de leurs habitants stagner ou diminuer (comme en Allemagne, où la vague migratoire est terminée), et pourtant ils font mieux que nous.
Seule une reprise vigoureuse de notre expansion au-dessus de 2,5 % pendant cinq ans nous permettrait de surmonter la crise de la dette.
Sinon, nous serons emportés par le prochain krach, qui arrivera nécessairement avant dix ans.
Nous serons alors contraints soit de faire faillite (au détriment des petits porteurs, car on protégera les banques), soit plutôt de confisquer une partie des biens des Français.

miércoles, 29 de noviembre de 2017

Reprise économique mon œil ! Plus d’un tiers des Français rendus inquiets par leur facture de chauffage

 
 
Reprise économique mon œil ! Plus d’un tiers des Français rendus inquiets par leur facture de chauffage
 
“Plus d’un tiers des Français (36 %) craignent de recevoir leur facture de chauffage, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour Fioulmarket.fr.
 
Ce poste de dépenses représente en moyenne 13 % du budget des ménages, qui ont d’ailleurs de plus en plus de mal à s’acquitter de leur note.
Afin de limiter leur facture de chauffage, ils adoptent deux attitudes : 30 % des Français renoncent à se chauffer ou préfèrent sacrifier certains loisirs, tandis que 20 % envisagent de changer de fournisseur d’énergie ou d’équipement de chauffage pour dépenser moins.”
Au-delà de cette étude réalisée par des vendeurs de fioul qui veulent convaincre le gouvernement d’une part de ne pas augmenter les taxes et d’autre part de donner des crédits d’impôts pour remplacer les chaudières, il n’en reste pas moins vrai que la précarité énergétique est une réalité.

jueves, 30 de abril de 2015

« Comme prévu, USA croissance 0 et surprise généralisée des « zanalystes »… ! »

Le 30/04/2015
 
USA drapeau aigle nu

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est une dépêche de l’AFP abondamment relayée comme avec cet article de Challenges.
 
Le sujet ?
Une immense, une grande, que dis-je une « Kolossale » surprise avec une croissance du PIB US qui n’a progressé que de 0,2 % en rythme annualisé au premier trimestre 2015.
Autant dire qu’avec 0,2 % de croissance, les États-Unis d’Amérique sont loin, très loin même de la surchauffe économique que craindrait Janet Yellen, la mamamouchette de la FED, qui a les doigts sur la détente, prête à augmenter les taux d’intérêt…
 Enfin ça c’est pour la rhétorique parce que, encore une fois, nous, les contrariens, ne sommes pas du tout surpris loin de là, et ce n’est pas faute d’en parler dans ces colonnes.

USA : la croissance du PIB cale à 0,2 % au premier trimestre

« La croissance de l’économie des États-Unis a sévèrement calé au premier trimestre, plombée par l’hiver, le dollar fort et la chute des prix de l’énergie, selon la première estimation du département du Commerce mercredi.
Le Produit Intérieur Brut américain (PIB) n’a progressé que de 0,2 % au 1er trimestre en rythme annualisé, contre 2,2 % au 4e trimestre 2014. »