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jueves, 24 de febrero de 2022

Qui a dit « La libre détermination du genre fait partie de mon ADN » ? Valérie Pécresse !


 
 
 
 Philippe Kerlouan 23 février 2022

« Peut-on vraiment croire Valérie Pécresse ? », s'interroge le magazine Têtu ? La candidate de la et du centre ne vient-elle pas de lui déclarer que « la libre détermination du genre fait partie de [son] ADN » ? 

Ce n'est pas tout : elle assure avoir toujours appartenu à « la frange progressiste » de la et vouloir « ouvrir davantage les établissements scolaires aux associations qui luttent contre les LGBTphobies » 

 On comprend que le média historique de la communauté LGBT+ ait des doutes sur l'authenticité de son virage à 180 degrés alors qu'elle avait, naguère, pris position contre le mariage pour tous.

Le magazine observe que la candidate « ne part pas seule dans sa course à l'Élysée, mais avec une équipe rapprochée ». Il n'est pas certain que le sénateur vendéen Bruno Retailleau, chargé des « grandes réformes du début du quinquennat » ou que François-Xavier Bellamy, Laurent Wauquiez et bien d'autres membres du parti LR partagent son point de vue, même si ce n'est pas la première fois qu'elle tourne casaque. En se prêtant à cet entretien complaisant, Valérie Pécresse ne fait que confirmer sa véritable nature : celle d'une politicienne opportuniste.

Tout est bon pour essayer de se faire élire à la fonction suprême. Elle n'a pas seulement changé de look, elle a changé de conviction, en fonction de ce qu'elle croit être ses intérêts. Elle illustre ainsi à merveille le mot emprunté à Camille Desmoulins qu'Edgar Faure s'appliqua à lui-même pour justifier ses volte-face : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. » Souplesse idéologique qui permet peut-être de prolonger sa carrière, mais ne fait honneur ni au personnage qui en abuse ni à la politique.

lunes, 14 de febrero de 2022

Au pays de Bossuet et de Cyrano de Bergerac, l’éloquence de Valérie Pécresse laisse à désirer…


 
 
 
Gabrielle Cluzel 13 février 2022

Le meeting dominical de Valérie Pécresse devait être son va-tout. Las, elle n’a pas convaincu.

Poussif, malaisant, pénible… les commentateurs enfilent les qualificatifs désobligeants comme des perles sur les réseaux sociaux et les plateaux-télés. 

En duplex sur LCI, un journaliste raconte « qu’au fur et à mesure du discours, on a pu voir quelques dizaines de militants, quelques dizaines de curieux aussi sortir de la salle parce qu’ils trouvaient qu’elle n’était pas assez convaincante, pas assez bonne sur la forme. On a même entendu le mot "chiante"… » 

Si Valérie Pécresse est réputée avoir été bonne élève, en poésie, elle devait gagner tous les points avec l’illustration. Elle tente pourtant quelques martingales qui ont fait leurs preuves : la séquence émotion comme Marine Le Pen, ou le mot-clé grand remplacement, façon Éric Zemmour. 

Rien n’y a fait. Au pays de Bossuet et de Cyrano de Bergerac, l’éloquence et les qualités oratoires sont indispensables à qui veut prétendre à la magistrature suprême. Marine Le Pen, qui cinq ans après traîne encore son débat raté comme un boulet, peut en témoigner. On peut trouver cela bien injuste. Pour gouverner, il vaut peut-être mieux un taiseux connaissant ses dossiers, qu’un acteur lyrique doué pour les numéros de claquettes. Et dans ce registre, ces dernières années, on a déjà donné.

domingo, 6 de febrero de 2022

Valérie Pécresse, la candidate qui n’imprimait pas, spécialiste de la « gênance »


 
 
 
 Arnaud Florac 5 février 2022

C'est un mot qui devrait bientôt faire son entrée dans les dictionnaires, comme il l'a fait depuis bien longtemps dans le monde des moins de 30 ans. 

La gênance, c'est le sentiment que l'on ressent devant le comportement embarrassant ou ridicule de quelqu'un ; c'est le substantif qui caractérise, pour utiliser un autre mot de jeune, une situation « malaisante ».

Je sens bien qu'il vous faut un exemple, amis lecteurs. Nous n'aurons pas à aller bien loin : observons Valérie Pécresse, en recul dans les derniers sondages. Elle « n'imprime pas », comme on dit. C'est pourtant curieux. Candidate des Républicains, elle avait un boulevard devant elle. Elle aurait dû faire voler en éclats Zemmour et Le Pen, appuyée sur un réseau provincial tentaculaire, des militants motivés et enthousiastes (« radicalisés », même, disent leurs propres cadres), des caisses pleines. La droite d'autrefois aurait été de retour ; celle du RPR, celle du Général, celle de la grande réconciliation du 30 mai 1968 avec les soldats perdus ; la droite des comices agricoles et des poignées de mains sur les marchés, des propos biens sentis et des entreprises de pointe, la droite d'un grand parti fier de lui et de son pays, prêt à en découdre.

Heureusement pour les candidats de la vraie droite, si Valérie Pécresse n'est pas nulle, sa campagne nous le laisse à penser. Elle est même pire que cela : gênante. Les réseaux sociaux se sont délectés de sa vidéo ridicule, avec sa parka Decathlon™, quand elle se prépare à partir, en chuchotant, « dans le Doubs », à quatre heures du matin, paupières en berne. En dix secondes, parce qu'elle a revendiqué ce départ en voiture à voix basse, comme si elle ne voulait pas réveiller les enfants à l'étage, et parce qu'elle s'est glorifiée d'être debout, à une heure où elle devait penser que la France somnolait en attendant le chauffeur, elle s'est couverte de gênance.

 Que dire de ses meetings laborieux, de ses gestes empotés, de ses formules poussives ? Le meilleur : « Les sondages, ça va, ça vient, c'est comme la queue du chien. » Pensant ciseler un aphorisme, ou rendre à Jacques Chirac, elle se glisse dans un costume qui n'est pas le sien. Elle nous met mal à l'aise parce qu'elle manque de tout : repartie, talent, charisme, crédibilité.