C'est clair pour tout le monde ? pic.twitter.com/P96k10R0Vh
— Linformatrice (@Linformatrice1) March 9, 2025
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
C'est clair pour tout le monde ? pic.twitter.com/P96k10R0Vh
— Linformatrice (@Linformatrice1) March 9, 2025
Israël frappe à nouveau, cette fois au Yémen. Plus de 10 frappes aériennes ont dévasté le port stratégique de Hodeidah, selon Al-Mayadeen.
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) September 29, 2024
Même les médias israéliens n'ont pas pu cacher l'ampleur de l'agression. Une nouvelle escalade qui montre bien jusqu'où Tel-Aviv est prêt à… pic.twitter.com/uHMXSVcTpV

par Charles Sannat | 20 Déc 2023 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Faisons un peu d’humour, parce que la situation est grave, surtout, même, parce que la situation est grave. Le problème au Yemen, c’est que, aidé par Téhéran, ils ont désormais de « très bons Houthis » !
Voilà pour le trait d’humour facile je vous l’accorde. Passons maintenant aux choses sérieuses.
La Mer Rouge !
La mer Rouge c’est au bout le Canal de Suez, est c’est l’une des plus grosses artères du commerce maritime mondial. Je ne vous apprends évidemment rien.
Le problème dont vous avez entendu parlé aux actualités officielles, c’est que les Houthis du Yemen détournent des navires ou tentent de les couler. Bref, ils menacent le trafic maritime dans leur zone d’intervention géographique possible.
C’est dans ce contexte que les principaux armateurs comme Maersk, Hapag-Lloyd AG ou encore le français CMA-CGM ont annoncé qu’ils allaient éviter la zone et donc contourner la Mer Rouge ce qui veut dire quelques dizaines de jours en mer de plus en contournant l’Afrique. Ce sont des coûts supplémentaires majeurs, ce sont des délais en plus pour les chaînes logistiques déjà tendues, et c’est une perte énorme en manque à gagner pour l’Egypte qui bénéficie de la rente financière que représente la Canal de Suez.
Et c’est là où les choses deviennent intéressantes et apparaissent pour ce qu’elles sont réellement.
L’Opération « Prosperity Guardian »Cela peut se traduire par l’opération gardien de la prospérité.
« L’escalade récente des attaques irresponsables des Houthis en provenance du Yémen menace la libre circulation du commerce, met en danger la vie de marins innocents et viole le droit international. Les pays qui cherchent à faire respecter le principe fondamental de la liberté de navigation doivent s’unir pour relever le défi posé par cet acteur non étatique qui lance des missiles balistiques et de drones sur des navires marchands de nombreux pays transitant légalement dans les eaux internationales. Il s’agit d’un défi international qui exige une action collective. C’est pourquoi aujourd’hui j’annonce l’établissement de l’opération Prosperity Guardian », a déclaré le secrétaire américain à la Défense.
Concrètement, cette nouvelle opération sera placée sous l’égide des Forces maritimes combinées [Combined Maritime Forces, CMF], c’est-à-dire une coalition navale internationale dirigée des États-Unis depuis Bahreïn. Celle-ci fédère cinq forces navales [ou Combined Task Force], dont la CTF-153, à qui il reviendra d’assurer la direction de « Prosperity Guardian ».
Outre les États-Unis et la France, cette coalition réunira le Royaume-Uni, Bahreïn, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne et les Seychelles. Sollicitée, l’Allemagne a visiblement décidé de ne pas s’y impliquer. Comme l’Égypte, qui est pourtant directement concernée en raison des conséquences de la situation en mer Rouge sur le trafic dans le Canal de Suez. »
Alors que la police française apparaît de plus en plus comme une milice au service d’un maintien au pouvoir au lieu de servir comme police au service d’un maintien de l’ordre ce qui n’a strictrement rien à voir, les armées occidentales sont effectivement de plus en plus utilisées comme milices armées servant d’outils pour s’accaparer des richesses, notamment pétrolières ou gazières comme cela a été le cas en Irak ou en Libye pour ne citer que deux exemples.
Le choix même du nom de l’opération est très révélateur et symbolique.