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domingo, 5 de noviembre de 2017

L’autre explication de la course vers l’indépendance de la Catalogne : la fin du secret bancaire à Andorre au 1er janvier 2018

Catalogne indépendance Andorre secret bancaire

 
On a peu parlé hors d’Espagne d’un aspect pourtant essentiel de la soudaine accélération de la course vers l’indépendance de la Catalogne : la levée du secret bancaire à Andorre à partir du 1er janvier 2018.
 
Les élections régionales anticipées de 2015 avaient donné une majorité relative au parlement catalan à la coalition indépendantiste Junts pel Sí (Ensemble pour le Oui, JxSí) intégrée par le parti de centre-droit CDC (Convergence démocratique de Catalogne) du président de la Généralité de Catalogne de l’époque, Artur Mas.
C’était un an après la consultation populaire sur l’indépendance (déjà interdite par le Tribunal constitutionnel espagnol) organisée par le président Mas.
En s’alliant au parlement à la CUP, parti indépendantiste d’extrême gauche, en échange du retrait d’Artur Mas, JxSí a pu former un gouvernement sous la direction de Carles Puigdemont, avec une feuille de route tablant sur une indépendance à la mi-2017, délai ensuite repoussé de quelques mois. Les mauvaises langues prétendent donc que le choix de la date n’est pas dû au hasard : à partir du 1er janvier 2018, en vertu d’un accord signé en février 2016 avec l’Union européenne pour l’échange automatique d’informations fiscales, la Principauté d’Andorre lèvera le secret bancaire couvrant jusqu’ici les comptes détenus par les étrangers.
Les données sur les fonds appartenant aux citoyens des pays de l’Union européenne seront divulguées aux administrations fiscales concernées.
  
L’indépendance de la Catalogne pour fuir la justice espagnole avant la levée du secret bancaire à Andorre

miércoles, 25 de octubre de 2017

L’appprenti sorcier de Catalogne mérite une leçon !

 
 




Puigdemont est un petit récipient qui ne manque pas d’air pour combler le vide.
 
  Des électeurs étaient appelés aux urnes en Europe ces derniers jours.
Les Italiens de Lombardie et de Vénétie participaient à deux référendums consultatifs sur l’autonomie de leurs régions.
La comparaison de ces scrutins avec le drame politique qui se joue en Catalogne est pleine d’enseignements.
Le vote italien s’est déroulé dans le calme, sans grande mobilisation.
La consultation de la population n’avait pas la prétention de détacher ces régions du pays par un acte de force contraire à la Constitution, mais tout simplement de permettre à une majorité d’exprimer son avis.
Les présidents des deux régions appartiennent à la Ligue du Nord, parti réputé populiste, voire xénophobe, d’extrême droite, donc, si on écoute certains médias comme Euronews ou Le Monde. Leur revendication qui consiste à cesser de contribuer de manière excessive aux dépenses de l’État
italien au détriment des populations dont ils ont la charge est inscrite dans leur programme.
Pour autant, ils n’ont pas posé la question de l’indépendance et ont organisé le vote dans le cadre de la Constitution italienne.
La participation a été suffisante – 40 % en Lombardie, 57 % en Vénétie, avec un oui massif à 95 % et à 98 % – pour permettre aux présidents de région d’entamer les négociations avec le gouvernement central de Rome.
Ainsi donc, des « extrémistes », d’ailleurs soutenus par la quasi-totalité des formations politiques, ont obtenu un mandat clair, au travers d’élections transparentes et démocratiques, pour entamer un processus aux objectifs limités, justifié par des arguments raisonnables.
Le mauvais élève, brouillon, irresponsable et dangereux se trouve à Barcelone, à la tête de la Généralité de Catalogne.