Bon anniversaire, ma puce.
Tu aurais eu 35 ans aujourd’hui. Peut-être serais-tu mariée. Peut-être aurais-tu des enfants.
En tous cas, sans ces ordures d’islamistes, tu SERAIS LÀ et moi je pourrais te fêter ton anniversaire, comme je l’ai toujours fait (même celui de tes 20 ans où pourtant ta maman nous avait quittés tout juste un mois auparavant, et nous n’avions vraiment pas la tête à ça).
Tu aurais reçu un cadeau de ton choix.
Nous aurions fait un bon repas avec un gâteau.
Nous aurions arrosé le tout au champagne.
Bref nous aurions pu vivre cet anniversaire comme tout un chacun.
Au lieu de ça, je suis seul.
Je pense, entre mes larmes, à toi, à nous et à ta maman.
Je suis très malheureux car tu me manques de plus en plus.
Bientôt 4 ans sans t’entendre rire, sans te voir, sans te toucher, sans t’embrasser, sans te serrer dans mes bras.
Personne ne peut savoir ce que je ressens.
Personne ne peux se mettre à ma place.
Ma douleur, je suis seul à la supporter et ce sera comme ça jusqu’au moment où moi aussi j’irai te rejoindre.
La vie ne m’a pas fait de cadeau avec le décès de ta maman, celui de ton parrain et le pire : le tien. C’est pour cela qu’elle ne m’intéresse plus et que je n’y tiens plus.
Je survis pour ton frère, pour ne pas le laisser lui aussi seul, mais j’en ai un peu marre.
Je me souviens, il y a 35 ans, de ce merveilleux bébé dans son couffin, puis de tes anniversaires. Nous n’en avons manqué qu’un seul, quand tu étais en Australie.
C’était des pures moments de fête, alors que désormais c’est d’une tristesse à faire pleurer.
