Le 21/04/2018
Philippe Kerlouan
Le vrai responsable de ce désordre, c’est un président mal élu, qui n’a pas la confiance de ses concitoyens.
Quoi qu’on pense du statut des cheminots ou des revendications des étudiants bloqueurs, ce sont les Français qui doivent se déplacer pour travailler ou qui veulent passer leurs examens qui paient les pots cassés.
Ils commencent à en avoir assez et à s’organiser.
Une trentaine d’associations d’usagers réclament le remboursement des abonnements ferroviaires. Des syndicats, comme l’UNI, ou des étudiants, à titre individuel, saisissent en référé la Justice pour obtenir le déblocage de campus.
Mais qui sont les vrais responsables de la situation ?
D’abord, les cheminots, bien sûr, ou, du moins, les syndicats les plus extrémistes, comme SUD et la CGT. Ils sont dans la tradition du syndicalisme politique : le temps où le PC pilotait la CGT n’est pas loin et l’extrême gauche, présente chez SUD, fait feu de tout bois pour mettre du désordre.
Dans les universités, une petite minorité, experte en agitation, impose sa loi à l’immense majorité, avec la complicité de l’UNEF, dont les dirigeants font leur apprentissage politique.
Ils ont pour soutien ces professeurs qui participent aux AG et refusent d’appliquer Parcoursup, qui serait un instrument de sélection.
On peut, sans doute, reprocher beaucoup de choses à cette plate-forme, mais pas de sélectionner les étudiants ni de leur interdire l’accès à l’université.
Elle vise simplement à trouver une place à chacun et à détourner les étudiants de choisir une orientation qui ne correspond pas à leurs compétences.