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jueves, 21 de noviembre de 2024

Missiles : la stratégie du voyou


 

Cette autorisation donnée par Biden d’utiliser des missiles longue portée contre la Russie, ressemble à une manœuvre désespérée et pour tout dire, à un coup foireux.

 

Qu’est-il allé autoriser ce genre d’arme, alors qu’il est sur une fin de mandat, quel intérêt ?

Il sait que Trump son successeur, est sur une autre ligne, alors qu’espère-t-il au juste et que peut-il espérer ? La manœuvre ressemble surtout à un va tout qui permettrait de faire sortir Poutine de ses gonds, tant on sait depuis le début que le but du jeu est d’obliger Poutine à perdre ses nerfs et à employer l’arme nucléaire, ce qui permettrait de justifier l’emploi de l’arme nucléaire également par les Américains. Le fait que dans un conflit nucléaire il n’y ait ni gagnant ni perdant, mais que des irradiés, n’a pas l’air de les préoccuper outre mesure. C’est surtout qu’une fois l’élection perdue, la seule solution pour ce parti Démocrate qui semble avoir beaucoup de choses à cacher et semble aussi avoir peur des comptes qu’on pourrait lui demander, est de faire annuler l’investiture de Trump, le 20 janvier prochain. Et un état de guerre pourrait le justifier. Si l’explication est alambiquée, elle semble plausible, sinon, on ne voit pas pourquoi Biden irait dans ce sens, alors que l’élection est perdue et que cette guerre est également perdue.

Cette hypothèse est corroborée par l’attitude de Macron, qui trouve très bien que Biden ait autorisé ces missiles. Macron l’agent américain de toujours, celui qui vend nos fleurons industriels aux Etats-Unis. D’autres chefs d’états, comme l’Italienne Meloni, trouvent avec sagesse, que ce n’est plus le moment. Et Macron, qui n’est plus audible nulle part, même dans son propre pays, ni dans aucun sommet international, appelle Poutine à la raison. On en rirait si l’heure n’était pas aussi grave.

lunes, 10 de abril de 2017

Donald Trump relance-t-il une troisième guerre mondiale ?

Le 10/04/2017
 
 
Trump Syrie
 

Michel Lhomme, philosophe, politologue 

On nous dit qu’en frappant la Syrie, Donald Trump serait enfin devenu président des États-Unis, mais pour qui au juste ?

Nous ne commenterons pas l’enfumage de l’attaque chimique  attribuée à Bachar El Assad.
 L’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Syrie, Peter Ford, a estimé dans une interview accordée à Sky News qu’il était « hautement improbable que la Syrie ou la Russie soient derrière cette attaque chimique ».
Trump est devenu “Commandier en Chief” mais un commandeur avant tout moral.
Il s’agit une fois de plus pour l’Oncle Sam de punir l’horreur dans la rhétorique biblique évangéliste américaine pour ainsi remobiliser le parti de l’Amérique moralisatrice de l’axe du Bien et la politique impérialiste humanitaire.
La presse américaine  soutient maintenant l’action extérieure de Donald Trump : joli revirement.

Mais alors qui est vraiment Donald Trump ?

Avant tout, un milliardaire pro-militariste, qui a toujours servi en réalité les intérêts financiers du lobby militaro-industriel, un lobby qui, pour exister, survivre même comme une pieuvre a besoin des guerres et si possible de civilisations (elles durent plus longtemps).
Les néoconservateurs de Washington ont donc changé de cheval et en quelques heures, ils ont éperonné Trump.
Les frappes de Donald Trump ne peuvent aussi se comprendre qu’en revenant aussi au slogan de sa campagne « America First » (« l’Amérique d’abord »), slogan martelé tout de même trois fois lors du discours d’investiture du 20 janvier 2017.
 Les décisions de Trump sont donc mues par cette volonté de défendre à nouveau les intérêts premiers des États-Unis, la transformant en un réalisme brutal du point de vue américain comme l’activité américaine belliqueuse actuellement au Yémen et les manœuvres militaires avec la Corée du Sud et le Japon.
Nous continuons en quelque sorte la belle épopée du western Reagan et du ranch des Bush sauf que cette politique se poursuit dans le déclin technologique de la puissance américaine car la disparition de 36 tomahawks sur 59 c’est tout de même beaucoup pour un tir qui se voulait nourri et on imagine les Russes en sourire encore.

sábado, 8 de abril de 2017

Donald Trump affirme son autorité sur ses alliés

Le 08/04/2017  




Réseau Voltaire | Damas (Syrie)
Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.
 
Ce matin, les États-Unis auraient tiré 59 missiles de croisières depuis la Méditerranée pour détruire la base militaire aérienne syrienne de Sha’irat.
Il s’agirait d’une action unilatérale visant à sanctionner une attaque à l’arme chimique qu’ils attribuent à l’armée arabe syrienne.
Stupéfaite par l’ampleur de l’action états-unienne, la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180° de l’administration Trump sur la question syrienne.
La Maison-Blanche aurait enfin adopté la position de son opposition états-unienne et de ses alliés britanniques, français et allemands.
Vraiment ?

La réalité ne correspond pas à la communication
Des missiles de croisière états-uniens ont traversé sans encombre la zone contrôlée par la nouvelle arme russe permettant d’inhiber les communications et commandes de l’Otan.
Selon le général Philip Breedlove, alors Suprême commandeur de l’Otan, cette arme a permis à la Russie de prendre l’avantage sur les États-Unis en matière de guerre conventionnelle.
Elle aurait dû perturber les systèmes de guidage de ces missiles.
Elle n’a pas fonctionné, soit que le Pentagone ait enfin trouvé une riposte technique, soit qu’elle ait été désactivée par la Russie.
La défense anti-aérienne syrienne comprend des S-300 contrôlés par l’armée arabe syrienne et des S-400 servis par l’armée russe.
Ces armes sont supposées capables d’intercepter des missiles de croisière, bien que cette situation ne s’est à ce jour jamais présentée au combat.
 Il s’agit bien sûr d’armes au déclenchement automatique.

Frappe en Syrie, une opération de communication qui bénéficie aux Etats-Unis et à la Russie sans nuire à la Syrie

Le 08/04/2017

Résultats de recherche d'images pour « bombardement syrie shayrat »


De Thomas Flichy de La Neuville :

1 – La frappe de la nuit du 6 au 7  montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain.
 
 Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit.
Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines.
 Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés.
La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe.
Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante. 
 
2 – Trump, même s’il a été élu, n’est qu’un président symbolique dans la mesure où il ne s’est pas encore véritablement emparé des leviers du pouvoir.
Il a contre lui l’appareil médiatique, judiciaire et financier.
 
 Il n’a la main que sur 2 à 3 % des fonctionnaires.
 Ses fidèles sont trop peu nombreux pour combler les postes de hauts fonctionnaires.
Sa diplomatie n’a pas été renouvelée.
 Elle est paralysée.
 C’est la raison pour laquelle la Chine craignait ces jours-ci que Trump ne déclenche un conflit de basse intensité en Asie.

Changement de régime aux États-Unis : George W. Trump prend le pouvoir

 


Le 08/04/2017
Consultant stratégique
 
L’attaque de la base syrienne Shayrat, le 6 avril, est symbolique de la crise américaine.

Trump devait se soumettre ou se démettre.

 Il avait perdu tous ses alliés : son patron du National Security Council (le général Flynn, « démissionné » pour sa russophilie), son ministre de la Justice (Jeff Session, amputé d’une partie de ses responsabilités, pour la même raison), son pare-feu du House Intelligence Committee (Devin Nunes, « récusé » dans l’enquête sur la Russie).
L’étau se resserrait implacablement.
L’agit-prop des réseaux Pelosi-Soros projetait quotidiennement le spectre de l’impeachment.
Les néocons, l’œil vissé sur leur priorité (l’élection présidentielle russe du printemps 2018), bâtissaient le « dossier article 5 » (de l’OTAN).
Les deux commissions parlementaires sur les ingérences de la Russie étaient destinées à légalement définir l’élection de Trump en « acte de guerre ».
 Le tout pour mettre économiquement Poutine à genoux, lui infligeant des sanctions massives juste avant son élection et, au passage, stopper le populisme européen.
Trump s’est donc couché, laissant son sort présidentiel entre les mains des Graham, McCain et autres Rubio.
 Il n’est pas sorti de l’auberge.
L’attaque de la base syrienne Shayrat, le 6 avril, est symbolique de la crise américaine.