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martes, 30 de mayo de 2023

Fraude sociale : le ministre des Comores perçoit le RSA !


 

 Clémence de Longraye 29 mai 2023

Au milieu de l’océan Indien, alors que les Comores et la France semblaient avoir trouvé un terrain d’entente sur les suites de l’opération Wuambushu à Mayotte, une tout autre affaire pourrait raviver les tensions

 Dhoihir Dhoulkamal, ministre des Affaires étrangères de l’archipel, reçu il y a seulement quelques jours sous les ors de la République, est aujourd’hui visé par une enquête pour soupçons de fraude à la caisse générale de la Sécurité sociale et à la CAF de l’île de La Réunion.

251.500 euros détournés

La semaine dernière, la Cour des comptes estimait à 8 milliards d’euros la fraude aux prestations sociales en France. Si les exemples de fraude relevés par les experts sont nombreux, difficile d’imaginer le ministre en exercice d’un gouvernement étranger détourner des centaines de milliers d’euros. Et pourtant, les conclusions de l’enquête visant Dhoihir Dhoulkamal et son épouse semblent indiquer que le ministre des Affaires étrangères comorien serait l’auteur d’une fraude sociale massive. Les investigations, lancées à la suite des révélations du Journal de l’île de La Réunion en octobre 2020, indiquent ainsi que Dhoihir Dhoulkamal et son épouse étaient notamment bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et de la couverture médicale universelle (CMU). Il leur est aussi reproché d’avoir perçu de façon indue d’autres prestations sociales, dont les allocations familiales, l’allocation logement, la prime de rentrée scolaire ou la prime de Noël. Selon les enquêteurs, le couple aurait détourné, au total, 251.500 euros. Un montant qui ne prend en compte que les années 2015-2022, du fait de la prescription. Mais en 2020, le Journal de l’île de La Réunion estimait que « depuis au moins 2010, le ministre comorien des Affaires étrangères escroque l’État français ». La fraude pourrait donc être bien plus importante.

Un ministre bénéficiant de la CMU

Pour parvenir à ses fins, Dhoihir Dhoulkamal, qui a obtenu la double nationalité franco-comorienne au début des années 2020 et dont la femme réside à La Réunion, aurait dissimulé ses revenus.

domingo, 25 de junio de 2017

Mais pourquoi Sylvie Goulard a-t-elle quitté le gouvernement?








"L'ex-ministre" des Armées Sylvie Goulard, rémunérée pendant deux ans par un think tank américain, explique au JDD les raisons de son départ du gouvernement.

Extraits.
 
Depuis mardi 10 heures et son communiqué de départ, silence radio. Sylvie Goulard se tait.
 Elle n'a eu aucun contact avec ses anciens amis du MoDem, avec lesquels elle est déjà brouillée depuis longtemps et dont elle vient d'entraîner la chute.
Selon nos sources, l'éphémère ministre des Armées a appelé Emmanuel Macron dès dimanche dernier pour lui faire part de son souhait de quitter le gouvernement.
 Le Président, surpris, lui a demandé de prendre le temps d'une réflexion de vingt-quatre heures. Décision a été prise de diffuser le communiqué le lendemain matin.
 "Ceux qui disent qu'elle a été poussée vers la sortie par l'Elysée dans le but de provoquer la chute de Bayrou se trompent lourdement ; Macron était furieux", certifie un proche de la ministre.

Sylvie Goulard a été rémunérée pendant deux ans par un think tank américain

Au JDD, Sylvie Goulard assure "avoir mûri sereinement [sa] décision".
"On sort d'une campagne présidentielle où les Français veulent que l'on fasse de la politique autrement… La classe politique doit se poser la question du renouvellement de ses pratiques et de ses règles", analyse-t-elle. C'est donc pour mettre son ministère à l'abri des affaires qu'elle aurait décidé, "en conscience", de ne plus occuper sa fonction : "Vous imaginez un acte judiciaire me concernant en pleine opération militaire ou terroriste? J'ai estimé que ce n'était pas possible. C'est tout."

sábado, 13 de febrero de 2016

L'Algérie furieuse après la nomination d’Audrey Azoulay comme ministre de la Culture

La nouvelle ministre de la Culture, Audrey Azoulay, bénéficie de la double nationalité franco-marocaine.©

Lionel BonaventureSource: Reuters
 
La nouvelle ministre de la Culture, Audrey Azoulay, bénéficie de la double nationalité franco-marocaine.
 
Dénonçant une «marocanisation de la vie politique française», Alger a été le théâtre d’une véritable levée de boucliers après la nomination à l'Elysée de la fille de l’ancien conseiller du roi du Maroc.
                                   
Frère et conseiller spécial du président algérien, Saïd Bouteflika aurait déploré une manœuvre de «lobbying» de la part du Maroc, au sein d’une scène médiatique française qu'il estime «infestée» de politiciens, de journalistes et de stars d’origine marocaine, rapporte le site d’information Mondafrique.
Celui-ci indique que l’homme politique algérien aurait fait part, à l’abri des micros, de sa désapprobation auprès de l’un des conseillers de François Hollande.
D’autres personnalités algériennes auraient également fait montre de leur irritation envers la «marocanisation» de la scène politique hexagonale, d’après le site.
 
Audrey Azoulay, symbole de la bi-nationalité et du rapprochement entre le Maroc et la France
 
Si Alger s’enflamme, c’est que la nouvelle ministre de la Culture de François Hollande n’est autre que la fille d’André Azoulay, ancien conseiller des rois du Maroc Hassan II et Mohammed VI.

lunes, 8 de febrero de 2016

Cahuzac : un procès pour rien ?

                                                    

Le 08/02/2016
    
Le procès de l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, s’ouvre aujourd’hui lundi 8 février devant le tribunal correctionnel de Paris.

 Il est, entre autres, reproché à l’ancien homme politique d’avoir dissimulé des comptes en Suisse et d’avoir « caviardé », minoré, bref minimisé sa déclaration de patrimoine en entrant au gouvernement. Il est d’ailleurs poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.
Nommé ministre dès la constitution du gouvernement Ayrault, l’ancien président de la prestigieuse commission des finances de l’Assemblée nationale incarne alors la ligne de fermeté budgétaire dans le cadre de la crise économique et une certaine « rigueur morale ».
Mais le 4 décembre 2012, le journal Mediapart révèle, après enquête, qu’il détient un compte bancaire en Suisse, auprès de la banque UBS, depuis au moins 1992.
 Et que, depuis cette date, il échappe donc à l’impôt sur sa fortune personnelle.
 Le lendemain, lors des questions au gouvernement, le député Daniel Fasquelle interroge le ministre sur ce compte.
Jérôme Cahuzac répond n’avoir « jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant ».
Le voilà pris dans le piège de son propre mensonge.
Il ira jusqu’à le répéter devant la représentation nationale et dans les médias.
Il finira par avouer quand les preuves seront devenues irréfutables.

miércoles, 29 de julio de 2015

Le scandale des ministres homosexuels pédophiles

Lu dans Présent :
Posté le 29 juillet 2015 à 10h47

Angleterre : le pays n’en finit pas d’être confronté à des scandales pédophiles


Les sordides affaires liées à ce qu’on appelle aujourd’hui le réseau pédophile de Westminster n’arrêtent pas de faire des remous en Grande-Bretagne, même si l’on attend toujours les premières condamnations d’anciens ministres et députés et de ceux qui ont couvert leurs agissements.

 Pour rappel (nous avions évoqué le scandale dans Présent du 27 mars dernier), des députés des trois grands partis traditionnels, membres du gouvernement, officiers de police, juges, célébrités et autres membres de l’establishment britannique sont accusés d’avoir fait subir des sévices sexuels à de jeunes garçons jusque dans les années 90 tout en étant couverts par les autorités.

Un document du MI5, le service de renseignement, que l’on croyait détruit et qui vient de refaire surface apporte la preuve noir sur blanc que le gouvernement de Margaret Thatcher avait été mis au courant des penchants de certains de ses membres pour les jeunes garçons.
 Dans cette lettre remise en 1986 au Cabinet Secretary, c’est-à-dire au secrétaire du Premier ministre Margaret Thatcher et de son gouvernement, le patron du MI5 s’inquiétait des ravages que cela pourrait causer dans l’opinion publique si l’affaire venait à être connue, pointant du doigt le député homosexuel conservateur Peter Morrison, un proche de la Dame de Fer.
 Si proche qu’il est même devenu la même année vice-président du parti conservateur et que la lettre du MI5 ne l’a pas empêché d’être nommé ministre pour l’énergie l’année suivante, puis secrétaire personnel du Premier ministre en 1990.