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viernes, 21 de septiembre de 2018

Europe, le mur des Bernés reste à abattre

 

                   
 
Le progressisme, promu par Emmanuel Macron, s’enlise dans les mots creux.


Le vent rebelle qui souffle sur l’Europe déplume les beaux discours de leurs inutiles fanfreluches.
Ne restent que les carcasses, impostures mises à nu.
Le mur des Bernés, édifié voilà un demi-siècle par les élites acquises au baratin pour préserver leur pouvoir, est à deux doigts de s’effondrer sous la tempête.
Ce mur-là est symbolique.
Mais il est comparable à celui de Berlin, qui tomba en 1989 sous le poids des mensonges officiels et de l’exaspération populaire.
Une même révolution est aujourd’hui à l’œuvre, mue par un semblable besoin de vérité et de démocratie.
Dans ce mouvement qui se généralise en Europe, le progressisme fait figure d’obstacle.
Seuls 19 % des Français approuveraient le bilan du chef de l’État ; 60 % en seraient mécontents (Le Figaro, lundi).
Macron, qui a lui-même théorisé son affrontement avec le "nationalisme", ne voit pas que la contestation des citoyens, ce moteur de l’histoire, a quitté son camp pour rejoindre celui d’en face.
Plus Macron se raidit face à ceux qu’il appelle aussi populistes, plus il se coupe d’une partie importante de la société française et européenne.

domingo, 24 de junio de 2018

Je suis un lépreux…

 
 




J’aime la France, je suis un lépreux.

Je n’aurais jamais cru que cela puisse m’arriver.
Ne m’approchez pas, je suis très contagieux.
Ne lisez pas ce texte, ou bien en maintenant une distance minimum de 0,2 m avec l’écran.
Je suis un populiste, un lépreux.
Ma crécelle ne va pas m’être remboursée par la Sécurité sociale et, pourtant, j’ai cotisé toute ma vie. La Sécurité sociale préfère rembourser intégralement des gens n’ayant jamais cotisé en France mais qui sont des « chances » pour notre pays.
J’aime la France, je suis un lépreux.
C’est le président de la République française qui a révélé ma maladie.
Le bon docteur Macron officiait devant un parterre de Bretons, quotidiennement biberonnés à Ouest-France, leur catéchisme macronien de chaque jour.

Des lépreux en Europe ?

 
 




M. Macron devra alors se rendre à l’évidence : insulter les peuples n’est que l’aveu de faiblesse de celui qui n’est qu’un accident de l’Histoire…
 

Les Français ont été les premiers à manifester leur désaccord avec la manière dont on construisait l’Union européenne.
Le 29 Mai 2005, à 54,68 %, ils avaient refusé le projet de Constitution européenne.
Or, ils ont élu l’année dernière le plus eurolâtre des candidats.
Macron avait, d’ailleurs, affirmé transcender les partis et rassembler socialistes, centristes et républicains autour d’un projet au sein duquel l’Europe tenait une place privilégiée.
Le choix étonnant des Français peut donc ainsi se résumer : « Après tout, s’il redonne à la France sa place à Bruxelles, et insuffle un nouveau dynamisme à la construction européenne, pourquoi pas ? Cela est préférable au chaos d’une Europe qui se fissure et se désagrège. »
Or, un an plus tard, un paradoxe inverse se déploie : celui qui devait rassembler et conduire, dans un nouveau processus constructif, les gouvernements favorables à l’idée d’une Europe fédérale, et marginaliser ainsi les nationalismes renaissants, celui qui voulait être le pourfendeur du populisme, et endiguer celui-ci en collaboration avec l’Allemagne, se retrouve en panne et isolé.
Depuis le vote surprenant des Français, le populisme, c’est-à-dire le souhait absolument légitime des nations européennes de préserver leur identité et de retrouver une souveraineté authentique des peuples, sans laquelle la démocratie est une supercherie, a progressé.
Le Royaume-Uni largue bel et bien les amarres après référendum.
Les quatre États du groupe de Visegrád – la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque -, refusent plus que jamais d’« accueillir » leur quota d’immigrants clandestins déguisés en demandeurs d’asile.
Ces États qui, pendant 45 ans, ont subi la dictature communiste et l’occupation soviétique ne veulent pas perdre une indépendance dont ils ont été privés.