Le 28/04/2017
Pierre Cassen
Les vrais ouvriers ont compris depuis longtemps que leur principal ennemi, ce n’était pas « La Bête Immonde », mais les mondialistes.
L’inspecteur du travail en retraite Gérard Filoche, par ailleurs membre du Bureau national du Parti socialiste, est considéré, à gauche, comme le meilleur défenseur des droits des salariés.
Dans cet entretien de dix minutes qu’il faut écouter jusqu’au bout, il présente la loi El Khomri-Valls-Macron comme le plus grave recul, pour le monde du travail, depuis 1945.
Il explique, par ailleurs, citant nombre d’exemples particulièrement inquiétants, qu’elle incarne l’esprit du XIXe siècle, et absolument pas celui du XXIe siècle.
Pendant le premier semestre de 2016, à l’appel des principales organisations syndicales, des millions de salariés et de retraités descendirent dans les rues de centaines de villes de France.
Devant la montée de la protestation, une frange du Parti socialiste (les frondeurs) menacèrent de ne pas voter la loi, qu’on appelait El Khomri, alors qu’elle fut inspirée, sous les ordres de l’Union européenne, par Valls et surtout Macron.
Le Premier ministre dut passer en force et utiliser le 49-3.
Un an après ces événements, nous sommes au deuxième tour de l’élection présidentielle.
Il reste en course l’auteur de cette loi « du XIXe siècle » et une candidate qui a promis de l’abroger.
Si nous étions dans un monde normal, on pourrait penser que les organisateurs de toutes ces manifestations appelleraient à éliminer celui qui veut la durcir encore, et à voter pour celle qui veut la supprimer.
Sauf que c’est le contraire !




