« Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié…
Nous sommes cette église et ce faisceau lié
Nous sommes cette race éternelle et profonde…
Nos fidélités sont des citadelles »
Charles Péguy
Après 6 mois de lutte héroïque illustrée notamment par les nombreux blessés et amputés qui ne voulaient pas quitter le front, ou par les soldats qui voulurent être parachutés pour rejoindre leurs camarades à Dien Bien Phu alors que tout le monde savait que cela ne pouvait désormais que très mal se finir et une résistance acharnée face à des troupes supérieures en nombre et en matériel, bombardée sans cesse dans l’enfer de la cuvette, l’armée française (comprenant des légionnaires, des paras, des troupes coloniales, des combattants indigènes), dut décréter le cessez-le-feu.
C’est toute une chevalerie massacrée vainement, et les coupables (secrétaires d’État, président du Conseil…) se lavaient déjà les mains du désastre dont ils étaient responsables.
A l’issue de cette bataille, 11721 combattants de l’Union française furent faits prisonniers.
En 4 mois, les deux tiers de ces captifs du Viêt-Minh moururent…
Il s’agissait aussi d’une lutte idéologique contre l’ennemi intérieur qu’est le communisme, qui, représenté à l’époque par le PCF, collaborait ardemment avec le Viêt-Minh et s’est rendu responsable de la mort de nombreux soldats français:

