Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
Avec quelques exceptions sur le reste du monde.
Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
Cette photo datant de 1894, montre le Rhône à sec. Les écolos au pouvoir à Lyon essayent pourtant de cacher d’autres preuves que les sécheresses ont toujours existé. La désinformation a toujours été la marque des dictatures de la pensée 🤨 🧐 pic.twitter.com/HArxeExuVu
Alors que les épisodes de fortes chaleurs se succèdent en cet été 2022, on se souvient des canicules précédentes, dont celle de 2003 qui a fait 15.000 morts en France.
Mais qui se souvient encore de celle de l’été 1911, qui avait frappé toute l’Europe de juillet à septembre ? Elle avait été tellement dramatique qu’elle avait causé plus de 40.000 décès rien que ans l’Hexagone.
La canicule
de 1911 a duré 70 jours, du 4 juillet au 13 septembre. Elle a touché
toute l’Europe, dont la France. Non seulement les températures ont été
très élevées pendant toute cette période, avec de courtes interruptions,
mais il y a eu une absence totale de pluie, rapporte Ouest‑France. Dès le mois de juillet, certains quartiers de Paris n’avaient plus d’eau.
Certaines données parlent de plus de 40.000 victimes, mais selon
Patrick Zylberman, professeur émérite d’histoire de la santé à l’École
des hautes études en santé publique (EHESP), le bilan est encore plus
lourd. « Au total 46.719 personnes meurent pendant cette période de fortes chaleurs », explique‑t‑il.
Chaleur et manque de pluie pendant une longue période
« Ce sont plus de deux mois d’extrême sécheresse et de températures élevées qu’ont connus les habitants de la France en 1911 », résume Catherine Rollet, auteur de La canicule de 1911 : observations démographiques et médicales et réactions politiques.
Cette historienne et démographe, décédée en 2016, détaille dans un article cité par La Croix: « La
caractéristique de cette canicule, c’est que ces températures très
élevées, associées à une insolation importante, sans pluie, ont duré
très longtemps. »
La totalité du pays est touchée, mais « plus durement peut‑être le nord de la France », remarque Patrick Zylberman.
Sur les rives de l'Elbe le 26 juillet 2018. (Photo AFP / Tobias SCHWARZ)
Attention, c'est Libé qui le dit, donc de gauche cochant toutes les cases de la vraie information et ne pouvant en aucun cas être soupçonné de complotissssssssssme
Archives
Interviewé
en 2003, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie revenait pour «Libération»
sur les précédents coups de chaleur qui avaient touché la France.
[Mise à jour du 7 août 2018 : en 2003, à l'occasion de l'épisode caniculaire, Libération avait interviewé Emmanuel Le Roy Ladurie. Nous republions cet article aujourd'hui.]
Emmanuel Le Roy Ladurie, 74 ans, professeur au Collège de France, a écrit une Histoire du climat depuis l'an mil (Flammarion, 1967), maintes fois rééditée, qui reste le livre de référence sur le sujet.
Que faut-il penser de la canicule actuelle ?
J'aurais
plutôt tendance à la relativiser ; même si l'aggravation du phénomène
d'effet de serre est une rupture dans l'histoire du climat qui peut
ouvrir une nouvelle ère climatique avec un ou deux degrés de différence.
Ce qui aurait des conséquences incalculables. Mais l'actualité d'un été
chaud, c'est autre chose : ce genre de grande sécheresse n'a pas manqué
dans l'histoire française. En 1168, la Sarthe a séché. De même, l'été
magnifique de 1351, où le prix du froment a été multiplié par trois à
cause de sa rareté, avec «échaudage», comme l'on disait, ce qui
entraînait des moissons et des vendanges très précoces, un vin en faible
quantité mais excellent. Vous avez aussi des séries d'étés caniculaires
consécutifs, des microères climatiques : 1331-1334, quatre étés de
suite, 1383-1385, trois étés, ou encore la première moitié du XVIe
siècle, particulièrement douce, où l'on peut parler d'un petit âge du
réchauffement. L'été, les glaciers reculent beaucoup, la neige fond très
haut. En 1540, beaucoup de témoins habitant les Alpes l'ont noté. A
partir de 1560, on entre dans une autre période climatique, le «petit
âge glaciaire», les étés caniculaires se font plus rares. Il y en a
cependant encore, par exemple en 1636, l'été du Cid, où les témoins
évoquent «un effroyable harassement de chaleur» pendant plusieurs
semaines à Paris.
En cas de forte chaleur, quel est l'ennemi principal des Français ?