N'en déplaise aux anti-Trump, la science française reste moins bien lotie que la science américaine.
Science en danger ! Au pays de Tesla et Edison, l’existence de la science serait menacée - par Trump et Musk, évidemment. Sans attendre, la communauté scientifique française s’organise pour accueillir les chercheurs américains. Une réaction outrancière, au regard des réalités.
Le financement du transgenrisme chez les adosAux États-Unis, les coupes budgétaires sont réelles. La Johns Hopkins University (JHU, Baltimore) ne recevra plus les 800 millions de dollars de l’USAID - cela faisait beaucoup, pour une université privée. Plus de 2.000 licenciements sont annoncés. Est-ce un mal pour la santé ? À voir. La JHU est très impliquée dans le transgenrisme, y compris celui des adolescents (protocole hormonal : avec un à six mois de testostérone, on obtient une atrophie vaginale), voire des enfants. Un garçon qui n’aime pas trop chahuter souffre peut-être d’une « dysphorie de genre ». C’est scientifique.
Autre exemple de coupe ? Sur X, François Gemenne, prof de HEC Paris ès climat et migration, s’émeut : « Le poste de directeur scientifique de la NASA est supprimé. […] Je pense que tout est dit, après ça. » On tremble : déconnectée de la science, la NASA va-t-elle faire tourner des satellites autour d’une Terre plate? L’article de science.org sur lequel s’appuie François Gemenne confirme l’information mais la relativise énormément. Le poste en question « est parfois resté vacant pendant plusieurs années consécutives ». En fait, il « est distinct de la Direction des missions scientifiques de la NASA et n’a aucune autorité budgétaire ». Pas de quoi en faire un plat.
France, terre d’accueil
Terre d’accueil des réfugiés de tous poils - climatiques, économiques, mégenrés -, la France s’apprête à recevoir des « réfugiés scientifiques ». Les universités de Tours et Orléans sont sur les rangs. À la fac d’Aix-Marseille, on a activé le plan Safe Place for Science - un endroit sûr pour la science. Pas sûr que l’insécurité qui touche les facultés marseillaises en fassent des safe place. Une chercheuse américaine est déjà là, Andrea. Dénonçant auprès de France Info « un climat total d'incertitudes et de peurs », elle précise tout de même avoir « toujours un emploi » et continuer de recevoir des fonds…
Espérons que la situation des chercheurs américains n'est pas urgente. Le protocole du Safe Place for Science prévoit un délai d’examen des candidatures de six à huit mois. Bienvenue en France où, on le sait, les salaires et les conditions de travail ne sont pas ceux des États-Unis. Passer d’un système totalement décentralisé à la pesante mainmise d’un ministère sera sûrement une expérience enrichissante. Quoi qu’il en soit, Aix-Marseille dit avoir reçu « une trentaine de demandes » et prévoit de débloquer 10 à 15 millions d’euros pour les réfugiés scientifiques.
Parlons des coupes budgétaires en France

