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domingo, 22 de septiembre de 2019

Régimes spéciaux de la RATP et des Indépendants : une unification injustifiée

 
 
 
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Par Bertrand Nouel.
Un article d’Entrepreneurs pour la France


Il faut supprimer les régimes spéciaux qui n’ont d’autre raison d’être que d’assurer le maintien de privilèges égoïstes, mais laisser vivre les régimes qui se sont constitués librement et sans rien demander à la collectivité.

Il y a régime spécial et régime spécial.

À trois jours d’intervalle, voici la grève de la RATP, puis la manifestation des indépendants contre la réforme du régime des retraites.
Alliés objectifs peut-être, mais situations radicalement opposées.
D’un côté le personnel de la RATP, disposant d’avantages exorbitants, et dont l’équilibre des pensions de retraite nécessite à hauteur de presque 60 % une subvention de l’État (donc des contribuables dans leur ensemble), de l’autre les indépendants, dont les caisses de retraite disposent de réserves confortables qui se verraient confisquées dans le cadre prévu de la réforme alors que leurs cotisations bondiraient (par exemple un doublement pour la moitié des 70 000 avocats). Insupportable et inique évidemment, ou comment les cigales mettent la main sur les provisions des fourmis.
Mais ce n’est cependant pas si simple…
Au final l’unification des régimes ne devrait pas inclure les régimes des Indépendants.

RATP : Les avantages exorbitants du personnel

L’ampleur de la grève de la RATP, qui rappelle celle de 1995, paraît avoir surpris les observateurs. Pourtant, rien d’étonnant.
À gros perdant, grosse protestation.
Qu’on en juge du statut du personnel de la RATP : la retraite à moins de 57 ans en moyenne (même si la réforme de 2010 ajouter deux années en 2024…), de 52 à 55 ans pour les « roulants », 60 ans et huit mois pour les administratifs, 3700 euros de pension en moyenne1, calculée sur les six derniers mois de travail, un régime de décote pour interruption de carrière particulièrement avantageux, des cotisations qui ne couvrent que 41 % des dépenses avec un rapport actifs/retraités inférieur à un si l’on compte les réversions, les 59 % restants (plus de 700 millions par an) étant couverts par une subvention étatique d’équilibre à la charge de l’ensemble des contribuables… qui dit mieux ?

domingo, 15 de septiembre de 2019

Âge de départ à la retraite, montant des pensions… trois questions sur le régime spécial de la RATP


 
 
 
Tous les agents sous statut RATP, embauchés avant l’âge de 35 ans, soit environ 88 % des salariés, bénéficient de ce régime. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
 

 
Les acquis sociaux obtenus en 1948 par les agents de la RATP risquent de disparaître avec la réforme du système de retraites.
Ils savent leur statut en danger et comptent bien se battre pour le protéger.

Les employés de la RATP ont paralysé les transports parisiens ce vendredi pour protester contre le projet de réforme des retraites, qui vise à créer un système universel.
Et donc mettre fin à leur régime spécial.
Alors qu'Edouard Philippe s'étonnait encore jeudi soir des différences existant entre leurs conditions de départs à la retraite et celles d'un chauffeur de bus au Havre ou à Bordeaux, salariés sous le statut du régime général, les syndicats en grève refusent la notion de « privilèges ».
Il s'agit selon eux de simples « compensations » face à la pénibilité de leur travail (pollution, horaires décalés, travail le week-end…).
Mais de quels avantages bénéficient exactement les 42 500 agents de la société de transports francilienne ?
Et quels coûts cela représente-il pour l'Etat ?
Voici quelques chiffres, qui révèlent également la diversité des situations dans l'entreprise.
 

Quel âge de départ ?

En 2017, l'âge moyen de départ à la retraite était de 55,7 ans à la RATP, contre 59,2 ans dans les hôpitaux ou 63 ans pour le régime général, selon un rapport de la Cour des comptes publié en juillet. Mais au sein de l'entreprise, tous les agents ne partent pas au même âge.
Pour les métiers jugés pénibles (travail de nuit, efforts physiques importants, températures extrêmes, pollution souterraine…), des mesures abaissent l'âge d'ouverture des droits.
Par exemple, début 2019, un conducteur pouvait devenir retraité à 50 ans et 8 mois, un agent affecté aux travaux à 55 ans et 8 mois.
Un employé administratif, qui ne bénéficie pas de mesures particulières, pouvait lui partir à 60 ans et 8 mois.
Pour rappel, dans le privé, c'est 62 ans.