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lunes, 30 de diciembre de 2024

Washington a offert Damas à Daech pour service rendu pour le compte d’Israël


Al-Joulani
 
Al-Joulani, le Frankenstein syrien. D. R
 
. décembre 27, 2024 - 
 

Par Karim B. –

 

 L’hégémonique Amérique distribue les terres qui ne sont pas les siennes comme on partage un gâteau d’anniversaire. 

C’est ce qu’elle vient de faire en Syrie, où elle a offert Damas aux terroristes de Daech, en contrepartie du «bon boulot» – dixit Laurent Fabius – que ce groupe islamiste armé sanguinaire a effectué au Moyen-Orient pour le compte d’Israël.

 La spoliation est l’essence même de cet Etat suprémaciste bâti sur les cadavres des Indiens massacrés et privés de leurs territoires ancestraux.

Comme en Syrie, où les outils de propagande font de la chute d’un «tyran» par un terroriste, Abou Mohamed Al-Joulani – devenu Ahmed Al-Charaa pour faire oublier les crimes abominables qu’il a commis à la tête de l’hydre créée par la CIA –, une victoire de la démocratie sur une dictature brutale dirigée par Bachar Al-Assad, la colonisation de l’Amérique par les cupides chercheurs d’or qui y ont implanté les sept péchés capitaux a été transformée par Hollywood en une mission civilisatrice.

domingo, 19 de septiembre de 2021

L’armée française décapite Daech au Sahel


 
 
  

L’EIGS, l’État islamique au Grand Sahel, vient de subir une perte importante avec l’élimination de son chef Adnan Abou Walid al-Sahraoui (appelé AWAS par l’armée). 

Il est peut-être exagéré de parler de « coup décisif », comme l’a fait Florence Parly, le ministre des Armées, mais c’est tout de même une étape importante dans la lutte contre le Daech local dont la structure est très centralisée.

Avec lui, c’est un vétéran du djihad qui disparaît. Impliqué dans la guerre civile algérienne des années 90, il mena ensuite un long combat au sein du Front Polisario, le mouvement indépendantiste sahraoui (d’où son nom d’Al-Sahraoui) en guerre contre le Maroc.

C’est aux environs de 2010 que le terroriste apparaît au Mali. Il est alors affilié à Al-Qaïda. Il est de tous les combats, notamment la prise de Gao en 2012, puis, en 2015, annonce son ralliement à l’État islamique. Cela provoque sa rupture avec Mokhtar Belmokhtar mais lui permet de devenir le numéro un de son groupe qui, toutefois, se divise profondément entre l’affiliation à Daech et celle à Al-Qaïda. C’est alors que le nouveau groupe prend le nom d’EIGS.

Depuis, c’est sur la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) que l’EIGS lance ses attaques, souvent d’une grande cruauté. Les exactions contre les civils font partie de la panoplie normale de son activité comme, d’ailleurs, partout où Daech exerce ses talents.

Mais c’est aussi lui qui avait tué quatre soldats américains, en 2017, au Niger, provoquant les interrogations de l’opinion publique américaine sur la présence discrète de ses soldats dans cette zone. C’est surtout lui qui avait fait assassiner six humanitaires français, en août 2020, toujours au Niger. Depuis, la France en avait fait sa cible numéro un.