
Silence on pense pour vous.
C’est en substance le message délivré par Le Point, qui fustige les officiers de l’armée de Terre qui s’expriment en faveur de la Russie, ou du moins qui n’épousent pas le narratif belliqueux et hors sol du pouvoir.
Le journal va jusqu’à publier une liste de noms. Renouant avec une tradition de collaboration et de dénonciation de triste époque, dont on aurait pu espérer qu’elle n’aurait plus droit de citer. L’hebdomadaire se vautre dans la délation au motif que la posture du régime de Macron est la guerre à tout prix, la haine de la Russie et qu’à ce titre, on ne saurait penser différemment du grand timonier. Le visage de cette presse, organe de propagande, sous perfusion d’argent public, ne se cache plus. Sont-ils conscients de l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes ? Se voient-ils intouchables à vie, exonérés de devoir un jour rendre des comptes sur leur attitude et leur position non mesurée? Car en quoi avancer des arguments pour la paix ou simplement faire le constat des responsabilités connues de tous, sauf de ces équipes éditoriales visiblement, pourrait s’assimiler à une forme de trahison, quand à côté, nous avons un président qui est lui responsable des ventes des turbines nucléaires aux USA, de l’abandon de Verney-Caron et de bien d’autres fleurons de l’industrie stratégiques ou militaire à l’étranger ? ! Est-ce pire de penser que de céder par morceaux les éléments de notre indépendance énergétique par exemple ?
L’article est à charge pour désigner un nouvel ennemi et lui intimer l’ordre de se taire, car ils ont les noms ! Cela rappelle étrangement cette période de notre histoire où ce genre de pratiques s’étalait ! Ça ne les gêne pas, ils sont du côté du pouvoir qui s’est mué en autocratie dans un premier temps et qui a basculé depuis en une dictature qui se veut feutrée. Sorte de régime intermédiaire sui generis, spécifique à la macronie et sa pensée totalitaire qui se prétend démocratique puisqu’elle l’affirme à chaque fois qu’elle détruit un peu plus les libertés. Car c’est toujours au nom de ces dernières que les interdictions sont justifiées. Le bouclier démocratique qui permet d’annuler l’élection en Roumanie, ou de recaler un candidat qui serait hostile à l’UE en fait partie.


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