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miércoles, 5 de junio de 2019

Condamnations à mort de djihadistes français : quand “Boboland” pétitionne…

 
 



Ainsi donc 44 avocats ont signé une tribune, publiée par Franceinfo.fr, pour s’indigner de la condamnation à mort de terroristes par l’Etat irakien.

Au nom d’un principe, celui du caractère absolu de l’abolition de la peine de mort, inscrit dans la Constitution française.

Et en vertu de la nationalité de ces condamnés : française.
Disons tout net que cette tribune met mal à l’aise.
Non par le nombre, ridicule, de signataires, auquel s’ajouteront sans doute quelques centaines.
Mais à cause de la proclamation d’un principe universel, attitude bien française certes, mais déconnectée de la réalité.
Pour ces signataires, peu importe ce qu’on fait ces terroristes.
L’énormité de leurs crimes – sur lesquels ils s’arrêtent peu – n’empêche que la France est coupable de les avoir laissés à la justice irakienne, alors qu’elle connaissait leur sort.
On ne savait pas ces fervents défenseurs des droits de l’homme aussi sourcilleux lorsque les accusés se battent pour des causes moins nobles à leurs yeux.
Critiquer la justice irakienne est sans doute légitime.
Mais faut-il ici parler de justice ?
En effet, la question n’est pas tant celle de la qualité – déplorable – d’un système judiciaire étranger très éloigné de nos conceptions occidentales.
Les Irakiens n’ont pas jugé de simples trafiquants de drogue, ni des « apostats » en vertu de je ne sais quelle loi islamique.
Ils sont en guerre, et osent le dire.
Contrairement à nous, ils affrontent l’ennemi en face, lui donnent un nom, et le combattent.
Ils ont attrapé des individus venus sur leur terre pour y semer la haine, la dévastation et la mort.
Des individus pour qui aucune vie ne compte, aucune culture ni civilisation, prêts à massacrer au nom d’un dieu qu’ils disent miséricordieux.
Des ennemis mortels.
Alors ils les condamnent à mort.

viernes, 24 de agosto de 2018

La France se voile la face devant les condamnations à mort en Arabie saoudite


Le prince héritier d’Arabie saoudite est fréquentable : en avril, après les États-Unis, il s’est rendu en France où il a été reçu par Emmanuel Macron.
 

Sans doute pour préparer la reconversion post-pétrolière de son pays, mais surtout pour valoriser son image de réformiste.
N’a-t-il pas récemment autorisé les femmes à conduire ?
Dans une conférence à Riyad, en octobre 2017, il assurait vouloir « retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions » – ce qui semble signifier que ce n’est pas encore le cas.
Si l’Arabie saoudite détient des records, ce n’est pas seulement dans la production d’hydrocarbures, c’est aussi dans le nombre de condamnations à la peine capitale : plus de 50 exécutions dans les quatre premiers mois de l’année.
Ce prince, qui promeut sa modernité, accompagne ses mesures réformistes – dont il faut mesurer la relativité – d’une répression impitoyable contre toute dissidence.
Ne trouve grâce à ses yeux que ce qui répond à sa volonté.
On apprend, ainsi, que la peine de mort vient d’être requise contre cinq militants des droits de l’homme, dont une femme : Israa Al-Ghomgham, militante chiite, accusée d’inciter à la contestation et d’apporter un soutien moral à des émeutiers.
Il ne fait pas bon être chiite dans un pays à 97 % sunnite.
On se croirait aux pires heures du stalinisme.
C’est la première fois, semble-t-il, qu’une femme encourt la peine capitale pour un tel motif.