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miércoles, 31 de mayo de 2023

« Un moment lunaire sur BFM. Ces jeunes qui ne veulent pas travailler et sont au chômage volontairement ! ». L’édito de Charles SANNAT


par | 31 Mai 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Souvent les problèmes arrivent quand on veut expliquer à l’autre comment il doit vivre, comment il doit faire. 

Lorsque je sais mieux que vous comment vous devez vous comporter et que je veux vous imposer mon point de vue, la dictature n’est jamais loin et le totalitarisme non plus.

Je ne dirais donc pas à ce jeune homme de 24/25 ans comment il doit vivre, comment il doit, peut ou ne peut pas travailler.

C’est après tout sa vie.

Il ne le sait pas encore, car il est bien jeune, mais il se rendra compte, bien plus vite qu’il ne le pense, que sa vie passera bien vite, qu’il se retrouvera si rapidement avec des cheveux gris, qu’il ne lui faudra que quelques battements d’ailes de papillon pour pouvoir à 50 ans faire le premier bilan de sa vie.

Peut-être se rendra-t-il compte, que sur une vie, nous avons beaucoup de choix à faire et de décision à prendre et que nos trajectoires de vie sont essentiellement le résultat des effets de nos choix cumulés.

Il s’en rendra compte à temps, ou pas.

Il sera abonné aux mauvais choix et aux mauvais raisonnements ou pas.

Cela ne me regarde pas, même si humainement, je souhaiterai pouvoir humblement aider le plus grand nombre de jeunes à « grandir », mais la vie est ainsi faite que nous devons tous forger notre propre destin en faisant nos propres expériences. Rares sont ceux qui peuvent écouter les « anciens » et prélever chez eux les conseils précieux leur permettant de progresser plus vite.

En revanche, ce qui me regarde, ce qui me concerne, c’est que ce jeune diplômé, aussi sympathique soit-il (ou pas), peut bien faire ce qu’il veut, mais pas avec mon argent, et pas avec le vôtre, donc pas avec le nôtre et pas avec les sous de la collectivité.

Il vient de faire un apprentissage, il est déjà fatigué, n’a pas trouvé de sens, et se trouve très bien au chômage à nos frais à tous.



Je comprends parfaitement ses états d’âme.

miércoles, 17 de febrero de 2021

Chômage partiel. Vers la baisse de l’indemnisation de 84 % à 72 %.



par | 17 Fév 2021 |

Pour le moment le chômage partiel a coûté plus de 30 milliards d’euros à notre pays et se pose comme prévu la question de l’arrêt des aides, des perfusions et du « quoi qu’il en coûte » car notre pays n’a pas les moyens d’un quoi qu’il en coûte durable.

Pourquoi ?

Parce que nous n’avons pas notre souveraineté monétaire, et si nous l’avions, cela ne serait pas facile pour autant, puisque notre taux de change subirait les conséquence de nos politiques monétaires. Mais c’est un autre débat.

« Le gouvernement cherche à réduire la facture : les salariés pourraient ne plus être payés 84 mais seulement 72 % de leur salaire net.
Comment sortir du quoi qu’il en coûte ? C’est tout le dilemme du gouvernement. Après plusieurs reports dus à la situation sanitaire, un premier signal était censé être envoyé le 1er mars, l’exécutif ayant prévu de durcir les règles du chômage partiel classique.

Mais comme l’a confirmé Elisabeth Borne sur BFM Business ce mardi, il n’en sera rien, en tout cas pour encore un mois supplémentaire.

miércoles, 8 de abril de 2020

Carnage, massacre social ! 1.25 milliards de gens risquent de perdre leur travail !

 

 par | 8 Avr 2020

C’est un article du Figaro qui revient sur les dernières prévisions et les dernières inquiétudes de l’OIT l’organisation internationale du travail.

La situation est très, très délicate, et les estimations très sombres.

Pour l’OIT jusqu’à 1.25 milliards de travailleurs dans leur monde pourraient perdre leur travail suite à la pandémie de Covid, c’est évidemment un massacre à la tronçonneuse sociale.
L’OIT parle de 25 millions de nouveaux chomeurs aux Etats-Unis par exemple.
Surveillez le chômage, c’est la variable clef pour cerner le niveau du tsunami économique qui va nous frapper et c’est ce niveau de chôamge qui va nous permettre d’anticiper et de définir la hauteur de la vague.
« L’OIT pointe les secteurs les plus à risque, le transport, les services d’hôtellerie et de restauration, l’industrie manufacturière, et le commerce de détail. Cela concerne 1,25 milliard de travailleurs exposés à des licenciements, pertes d’activité et de revenus. Si l’OIT suit en temps réel l’évolution, ses experts n’avancent pas de prévision de chômage sur l’année. « Cela dépend de la maîtrise de la pandémie et du rythme de sortie du confinement », explique Guy Ryder qui appelle à des mesures d’urgence. « Des efforts importants ont été consentis au niveau national dans les économies développées pour limiter l’impact économique et social mais il manque une véritable coordination internationale, comme on l’a vu en 2008 au sein du G20, et surtout une solidarité envers les pays en développement qui n’ont pas les ressources à disposition ». Les États ont appris de la grande récession, cherchent à éviter les licenciements secs en ­élargissant l’accès du chômage partiel, en particulier aux PME plus vulnérables. L’Allemagne a fait figure d’exemple en 2008 avec le Kurzarbeit. « Les entreprises ont beaucoup mieux récupéré de la crise. Il y a une logique économique et aussi sociale à aider les personnes à surmonter la crise », argue Guy Ryder. Cela permet aussi de préserver les compétences ».

Charles SANNAT

Source le Figaro ici

miércoles, 4 de octubre de 2017

Macron pense que les ouvriers de GM&S ont mieux à faire que de «foutre le bordel» (VIDEO)


Macron pense que les ouvriers de GM&S ont mieux à faire que de «foutre le bordel» (VIDEO)
 
© Ludovic MARIN Source: AFP
 
Emmanuel Macron lors de son départ de l'Ecole d'Application aux métiers des Travaux Publics d'Egletons.

 
Perturbé par une manifestation des ouvriers creusois de GM&S alors qu'il visitait l'Ecole d'Application aux métiers des travaux publics d'Egletons en Corrèze, Emmanuel Macron a laissé échapper une phrase assassine à leur égard devant les caméras.
                                   
«Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas [à Ussel en Corrèze] ! Parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire hein ! Et c'est pas loin de chez eux».

Le président de la République n'a pas pu retenir l'expression de son irritation à l'égard des salariés de GM&S, qui ont, une fois n'est pas coutume, manifesté devant l'Ecole d'Application aux métiers des travaux publics d'Egletons en Corrèze qu'il visitait le 4 octobre.
Discutant avec le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, sur la situation du marché du travail, Emmanuel Macron, qui avait pourtant évité la route des manifestants, a préconisé qu'ils aillent chercher du travail dans la région au lieu de «foutre le bordel».



Ce n'est pas la première fois qu'une phrase d'Emmanuel Macron fait parler d'elle. Après avoir évoqué «ceux qui ne sont rien», le président avait parlé de «fainéants» pour désigner les manifestants s'opposant à la réforme du code du travail.

Emmanuel Macron en 2015, alors ministre de l'Economie, en déplacement à Châteaulin
«Ils feraient mieux d’aller voir s’ils peuvent avoir des postes» : la phrase de Macron fait un tollé
 
Plusieurs dizaines de salariés de l'équipementier automobile de La Souterraine (Creuse), accompagnés d'élus locaux en écharpes et de sympathisants, s'étaient en effet déplacés pour interpeller le président.