
Marie d'Armagnac 22 avril 2022
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hectares de parc, l’un des plus beaux ensembles de Paris : le
Champ-de-Mars, qui s’étend de l’École militaire à la tour Eiffel, est
mondialement connu, les touristes enfin revenus s’y pressent… les
trafiquants aussi.
Le 15 avril dernier, c’est Le Parisien qui a tiré la
sonnette d’alarme, dans un reportage qui a suscité beaucoup de
réactions, dont celle de Pascal Praud, en ouverture de son émission, le
20 avril, sur CNews.
En cause : une insécurité
grandissante, des trafics en tout genre, à l’air libre, en plein jour
et (ritournelle obsédante) en toute impunité. Le quotidien décrit «
une poignée d’hommes en blousons ou parkas sombres, comptant des liasses
d’euros du trafic de cigarettes ou soutirés aux touristes piégés au jeu
de bonneteau. D’autres, postés avec leurs oreillettes, le regard en
gyroscope, entre allées et bosquets. Des voitures immatriculées en
Roumanie garées dans une impasse pavée, d’où sortent guetteurs et
“bonneteurs”. Une bouche d’égout servant de cachette aux trafics divers,
parfois à des bonbonnes de gaz
utilisées par les vendeurs de marrons grillés ou de merguez qui
viennent recharger leurs chariots de fortune au bas des immeubles. » N’y voyez aucun lien avec une immigration mafieuse d’Europe de l’Est. « Ajoutez-y
des altercations verbales, des vols à la tire, souvent des rixes, et
l’animosité manifeste des “squatteurs” de la rue envers les riverains,
dont ils occupent parfois les porches », poursuit Le Parisien.
Des jardins d’Éole au parc du Champ-de-Mars…
Ainsi, donc, la délinquance, comme le virus, ne connaît pas de
frontières et a depuis longtemps franchi celle du périph’.
L'immigration, laxisme et poussée démographique aidant, s’est imposée
dans les beaux quartiers.