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miércoles, 30 de noviembre de 2022

Sauver la face : Quelques conseils à Volodymyr Zelensky


 /30 novembre 2022
/Réseau International

par Batiushka

« Peu importe que vous, messieurs, vous courbiez devant eux,
Vous ne gagnerez jamais la reconnaissance de l’Europe :
Vous serez toujours pour eux,
non pas des serviteurs, mais des serfs de leurs dispositions éclairées
. »

 (F.I. Tyutchev, diplomate et poète russe, mai 1867)

« Être un ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être un ami est fatal. » (Henry Kissinger)

Abandonner l’Ukraine

L’élite américaine commence à se rendre compte qu’elle a totalement sous-estimé la Russie à tous les égards. Par exemple, le 25 mars 2014, l’arrogant Obama a qualifié avec mépris la Russie de « puissance régionale, menaçant les autres par faiblesse » (sic !). (Il est clair qu’il parlait des États-Unis). En conséquence, aveuglés par l’hubris, certains aux États-Unis admettent maintenant que l’Ukraine, le pays le plus corrompu d’Europe, est un canard mort, le jeu n’en vaut tout simplement plus la chandelle. En plus d’être un trou noir pour l’argent et les équipements militaires occidentaux, l’Ukraine n’est plus le problème. C’est un spectacle secondaire, une distraction, un simple symptôme de quelque chose de bien plus important. Le véritable problème est ce qui se passe actuellement dans le monde entier sous la direction de la Russie – la fin du monde unipolaire, de l’hégémonie mondiale des États-Unis, camouflée sous le terme plus innocent de « mondialisme ».

Suite à la décision et à la capacité de la Russie de tenir tête au tyran mondial, l’ensemble du monde non occidental lui tient désormais tête. Par exemple, lors de la récente réunion du G20 en Indonésie, le débat ne portait pas sur l’Ukraine, mais sur la question de savoir s’il fallait ou non continuer à accepter la domination fasciste américaine (« l’ordre international fondé sur des règles »). Tous les pays d’Amérique latine, d’Afrique et quatre pays d’Asie ont dit non, c’est fini, le monde est désormais multipolaire. Taiwan sera inévitablement chinoise et bientôt – et attendez que des troupes chinoises apparaissent en Mésopotamie pour prendre le contrôle du pétrole et du gaz irakiens et reconstruire ce pays tragique. La liberté nous appelle. Les élitistes occidentaux, longtemps bernés, doivent être choqués : d’autres « puissances régionales » tiennent désormais tête au tyran. Peut-être aussi par faiblesse ? Zelensky a dû se douter que son patron, jusqu’à présent le maître autoproclamé de l’univers, allait se débarrasser de lui. Il est un perdant et les Yankees ne supportent pas les perdants.

Lorsque les États-Unis réaliseront que les nations libres du monde se retournent contre eux, ils n’hésiteront pas à blâmer le régime de Kiev.

lunes, 30 de marzo de 2020

À lire avec attention, cette lettre de Florence de CHANGY, correspondante du Journal Le Monde à Hong Kong.



 Coronavirus : le pire est-il à venir? - Le Parisien

Florence de Changy est journaliste en Asie-Pacifique depuis 1991.
Elle a vécu en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Malaisie, à Taïwan et à Hong Kong.

Lettre à l'attention de Martin Hirsch,
Directeur de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

Bonjour Monsieur,

Je suis journaliste à Hong Kong pour Le Monde, Radio France et RFI.
Je vous envoie, à titre personnel, ce message qui était initialement destiné à mes amis (parmi lesquels plusieurs médecins mais aussi des gens susceptibles d'influencer les décideurs de notre pays) ainsi qu'à quelques consœurs et confrères.
Après en avoir parlé avec certains d'entre eux, plusieurs m'ont suggéré de m'adresser directement à vous et m'ont transmis vos coordonnées.
Comme tout le monde, j'observe la gravité de la situation.
Or, sur la base de l'expérience hongkongaise, une solution simple pour enrayer l'aggravation de la situation me saute aux yeux.
Car prévenir nos proches n'a servi à rien.
En dépit de notre expérience à Hongkong, plusieurs membres de ma famille et des amis proches ont déjà attrapé le covid-19, à des degrés divers de gravité.
D'autres n'y échapperont pas.
Depuis une semaine, le gouvernement français a assigné à résidence la quasi totalité de la
population pour empêcher les gens de se contaminer les uns les autres, en interdisant même les
promenades au grand air et sur les plages.
Ces mesures extrêmes "à la Chinoise" ne sont pas viables ou soutenables au delà de quelques jours. D'une part, les Français n'auront pas la docilité et la patience des Chinois face aux consignes gouvernementales.
D'autre part, le terrible impact, social et économique, que va avoir ce confinement risque de s'avérer fortement disproportionné aux résultats obtenus sur la maitrise de l'épidémie.
Par contraste, l'exemple Hongkongais a montré que lorsqu'une population dans son entière
totalité adopte le port du masque, comme forme de confinement individuel, la propagation du
virus peut être quasiment arrêtée.
Malgré une densité démographique parmi les plus fortes de la planète (7 millions et demi d'habitants qui cohabitent pour la plupart dans des espaces minuscules avec une très forte proximité dans la vie quotidienne), malgré des échanges intenses de personnes avec la Chine, et malgré la proximité géographique des premiers épicentres (jusqu'à la fermeture des frontières mi février), Hongkong doit déplorer à ce jour 4 morts du covid-19, oui quatre...

viernes, 28 de febrero de 2020

Black blocs et casseurs : les services de renseignement craignent un basculement vers le terrorisme



Black blocs et casseurs : les services de renseignement craignent un basculement vers le terrorisme
 
© STEPHANE MAHE Source: Reuters
Des casseurs à Nantes lors d'une mobilisation des Gilets jaunes le 16 novembre 2019 (image d'illustration).
Selon une enquête du Point, l'«ultragauche» serait vue comme une menace par les services de renseignement qui tentent de démanteler les réseaux.

Les autorités constatent une radicalité qui serait montée d'un cran.
                                   
Des groupes composés de black blocs et d'éléments violents (se mêlant aux Gilets jaunes) que Le Point nomme, «l'ultragauche», constituent des réseaux que les services de renseignements tentent de démanteler.
Dans l'enquête de l'hebdomadaire, publiée le 27 février, on découvre le comportement de ceux-ci vis-à-vis des extrémistes casseurs comme le 8 février à Bordeaux, peu avant l'acte 65 des Gilets jaunes : «Une action préventive est menée, mettant hors d'état de nuire plusieurs [...] personnes [...]
Parmi elles, Anthony, 22 ans, dit "le Bordelais" bien qu'originaire de Carpentras, connu pour transport de produit incendiaire et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, ou encore Jean-Michel, 31 ans, originaire de Gennevilliers et lieutenant de Lassana, l'ancien braqueur.»
Des réseaux violents tenteraient en outre de s'organiser dans le but de s'attaquer aux forces de l'ordre. On apprend par exemple que certains ultras n'avaient pas hésité le 7 décembre, à louer un appartement sur Airbnb dans une commune de l'agglomération bordelaise pour y accueillir près de 20 activistes, dont 8 femmes, «organisés en commandos originaires de la région parisienne, de Lyon et de sa banlieue, des départements charentais, de l'Ardèche et de la Gironde».