7 avril 2016
Thomas Thévenoud nous a gratifiés, avec la complicité de quelques médias forts complaisants, dans notre époque pourtant bien sensible, d’un moment de pure délectation communicative, que dis-je, une véritable jouissance télévisuelle, et nous a procuré un véritable (n’ayons pas peur des mots mes chers amis) orgasme démagogique.
Ne soyez pas surpris : oui, désormais, alors que je pensais que nous avions atteint le fond il y a bien longtemps, je reste ébahi par notre capacité collective à creuser…
Vu où nous en sommes, parler d’orgasme démagogique devient parfaitement légitime.
Souvenez-vous, Thomas Thévenoud c’est l’homme de “phobie administrative”, un concept moderne qui, comme il le dira lui-même, a fait rire la France entière.
Voilà le message que fait passer Toto.
“Tout le monde a droit à une deuxième chance.”
C’est donc en se basant sur ce principe que Toto a décidé de se représenter à la députation dans sa circonscription, sans l’étiquette PS tout de même ; oui, vous savez le parti socialiste, le parti, disons-le, des classes laborieuses (enfin pour celles qui ont encore du boulot) et des gens qui ont pour habitude de payer leurs impôts et de ne pas aller se réfugier dans des paradis fiscaux.
Enfin, ça c’était la théorie puisque depuis quelques décennies, les principes moraux s’effacent un peu partout au profit du seul portefeuille personnel.
Alors comme Toto veut rester député vu que c’est un poste tout de même sympa, avec pas mal d’avantages et une bonne cantoche (c’est super important pour la suite la cantoche), il faut qu’il fasse remonter sa cote de popularité, d’où son plan de “come-back du Toto”.
Il est allé loin le Toto, on le voit même chanter horriblement, d’ailleurs avec une voix de fausset et totalement faux, la vague soupe d’une chanteuse répondant au nom de Jennifer, en ayant mis dans le mange-disque de son Scénic le CD et s’extasiant sur une artiste qui doit faire “peuple” et “d’jeuns” dans l’esprit tordu des communicants qui le conseillent.
Bon, je me moque, je me moque, mais je ne chante pas plus juste que Toto.
Cela dit, le sachant, vous ne m’entendrez pas chanter dans mon Dacia (dans lequel je n’ai pas le mange-disque) sur un air de Jennifer pour me représenter à la députation…
Mais c’est une autre histoire.
Le vilain Canard déchaîné explique que Toto ne paie pas non plus la cantine de ses gosses…