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sábado, 24 de diciembre de 2022

Pas de trêve de Noël pour la guerre civile qui vient...


 

 


lunes, 21 de octubre de 2019

Kurdistan: retrait de l'armée américaine



viernes, 11 de octubre de 2019

ROJAVA. Du sang kurde sur les mains des puissances mondiales

 

 
SYRIE / ROJAVA – Le mercredi 9 octobre, la Turquie a lancé son offensive militaire – prévue de longue date – contre les Kurdes syriens, dans le nord de la Syrie.
 
Provocant une nouvelle crise humanitaire dans la région qui avait souffert des mains de l’Etat islamique.
 
Hier, les avions turcs ont bombardé plusieurs localités le long de la frontière dans l’est de l’Euphrate. Le bilan humain est déjà trop lourd.
On parle de plus de 15 morts – dont des enfants et des femmes, tandis que des milliers d’autres civils fuient avec effroi l’attaque de l’armée turque et ses alliés islamistes.
 
Ce nouveau drame n’a surpris personne, surtout pas les Kurdes qui sont trahis et massacrés sans cesse depuis la signature du Traité de Lausanne il y a presque 100 ans.
 
Le dimanche 6 octobre 2019, le président américain Donald Trump a annoncé que son pays allait retirer les soldats américains positionnés le long de la frontière qui sépare les Kurdes syriens de la Turquie après un coup de fil passé avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Cette annonce était le prélude de l’invasion du Rojava par la Turquie.
En effet, hier, moins de 3 jours après cette annonce, les avions turcs bombardaient déjà le Rojava, provoquant un nouveau désastre humanitaire.
 
Après quelques heures de bombardements des zones civiles habitées allant de Kobanê jusqu’à Qamishlo, on déplore plus de 15 morts, des dizaines de blessés, ainsi que la fuite des milliers de civils qui ne veulent pas vivre l’enfer d’Afrin.

Qui sont les Kurdes?

 

Une militaire kurde fait le signe de la victoire devant des manifestants, à la frontière turco-syrienne. (Sipa)
 
Depuis mercredi, les Kurdes syriens sont sous le feu de l’armée turque. Indo-européens, les Kurdes sont le peuple apatride le plus important au monde.
 
Régulièrement, ils ont fait les frais des enjeux stratégiques des puissances régionales et internationales.
 
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres de 1920 leur avait promis un "territoire autonome". Mais la promesse n’a pas été tenue.
Le Kurdistan ("pays des kurdes") s’est retrouvé divisé entre quatre Etats : la Turquie (ils y sont aujourd’hui 15 millions), l’Iran (8,4 millions), l’Irak (5,6 millions) et la Syrie (1,9 million).
Le sentiment d’appartenance à une nation reste néanmoins très fort. Ils parlent la même langue et sont en majorité musulmans sunnites.
Mais leur situation politique et administrative diffère selon le pays dans lequel ils vivent.
En Syrie , à la faveur de la guerre, les Kurdes ont réussi à imposer une autonomie dans le nord du pays. Vainqueurs des djihadistes de l’Etat islamique, leurs combattants appartiennent aux YPG, la branche armée du Parti de l’union démocratique (PYD).
D’obédience marxiste, ce parti est une filiale du PKK, la guérilla kurde de Turquie, étiquetée terroriste par Ankara.
En Irak, ils bénéficient d'une large autonomie, garantie par la Constitution.
 

jueves, 10 de octubre de 2019

Mourir pour Dantzig ?, à chaque époque sa lâcheté...

 
 
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Anne-Sophie Chazaud

Les bonne âmes démocrates interventionnistes, ce sont ces gens formidables.

Animés de merveilleuses intentions morales et politiques qui, méthodiquement depuis plusieurs décennies déboulent dans des contrées qui ne sont pas les leurs, jugeant (souvent avec raison) que les leaders de celles-ci ne sont pas de grands démocrates, déstabilisent par leurs interventions en profondeur ces régions et ces nations, souvent les disloquent ce qui permet au passage de faire du commerce juteux et de s’en mettre plein les poches, contribuent par cette déstabilisation à développer de façon systématique l’islamisme et le fondamentalisme religieux, livrant les populations à l’obscurantisme et à une terreur encore bien pire que celle qu’ils connaissaient avant, puis s’en vont comme des cafards en pleurnichant parce que ce qu’ils ont installé et créé de toutes pièces s’avère monstrueux et qu’ils sont lassés et fatigués et veulent changer de terrain de jeu ou simplement rentrer chez eux prendre une douche bien chaude, pensant avoir accompli le Bien en éliminant de méchants tyrans.

L’abandon des combattants kurdes par les forces occidentales est une honte absolue pour notre civilisation contemporaine.
La soumission à la Turquie d’Erdogan est la figure de cette honte.