
14 juillet 2021
Qui connait précisément les commanditaires et les buts de
l’assassinat de John Kennedy, le plus jeune président des Etats-Unis
(comme l’est en France Emmanuel Macron) ?
Peu de personnes assurément.
Le Général de Gaulle, complotiste avant l’heure, avait une opinion
tranchée.
A son retour des funérailles, il résume ainsi ses impressions à
Alain Peyrefitte : Lee Harvey Oswald n’est qu’un « faux assassin », Jack Ruby un « indicateur » agissant pour le compte de responsables de la police « de mèche avec les ultras ». Et il conclut : « On ne saura jamais la vérité. Car elle est trop terrible, trop explosive : c’est un secret d’État. Ils feront tout pour le cacher : c’est un devoir d’État. Sinon, il n’y aurait plus d’États-Unis ». (Wikipédia)
John Kennedy n’avait apparemment aucune connaissance du complot qui
se tramait contre sa personne, sans quoi il n’aurait certainement pas
circulé dans les rues de Dallas accompagné de sa femme dans une
décapotable et à vitesse réduite. A moins bien sûr d’une incrédulité
forgée à force d’éventuelles mises en garde répétées et abusives dans
les suites de la crise de la baie des Cochons et des missiles de Cuba,
ou d’une témérité insensée lui faisant braver le danger.
Si un tel contexte international est absent en France, la situation y
est néanmoins exceptionnellement tendue. Et malgré cela Emmanuel Macron
s’est montré tout aussi confiant quand il s’est précipité, en courant,
sans en avertir ses gardes du corps, vers le public restreint qui
l’acclamait, avant de recevoir sa gifle. Gifle que l’extravagant et
téméraire Francis Lalanne ne pouvait forcément qualifier que de « petite caresse un peu appuyée sur la joue du Président » en comparaison du coup d’Etat qu’il avait appelé
de ses vœux en janvier 2021. Un appel à une insurrection militaire
indifférenciée exhortant – sans préciser s’il s’adressait aux Alexandre
Langlois et autres Noam Anouar de l’armée – les « plus hauts dignitaires de l’armée à venir au secours du peuple » gravement mis en danger par la gestion délirante de la covid-19, et « par voie de conséquence, de mettre fin à l’exercice du mandat de l’actuel président de la République ».
L’auteur de la gifle a été condamné en comparution immédiate à 4 mois
de prison ferme et 14 mois avec sursis, de privation des droits
civiques durant 3 ans, et à une obligation de soins psychologiques,
lesquels constituent un véritable paradoxe dans la mesure où l’existence
de troubles psychologiques au moment des faits bénéficie en temps normal
d’une atténuation, voire d’une absence de peine. Je rappelle que
l’agresseur plus énergique de Nicolas Sarkozy fut condamné à 6 mois de
prison avec sursis.
Cette course insensée vers le danger ne relève-t-elle pas chez
Emmanuel Macron d’un mouvement impulsif quasi-suicidaire de la part d’un
chef d’Etat qui n’est pas sans ignorer que de nombreux signaux sont au
rouge ?