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viernes, 15 de septiembre de 2017

I-Média: Irma tempête de mensonges

 


Ajoutée le 15 sept. 2017
Une émission présentée par Jean Yves le Gallou et Hervé Grandchamp

Irma tempête de mensonges

Durant 8 jours, vols et agressions ont rythmés la vie sur l’île de Saint-Martin. Les médias n’ont vu que les dommages matériels et les conditions sanitaires. En revanche peu de place pour les pillages. « Les Décodeurs » du « Monde » ont traité cette information comme une rumeur et « Désintox » de « Libération » a, quant à lui, publié un bobard en niant l’évasion de plusieurs dizaines de prisonniers dangereux.

Le zapping d’I-Média

Propagande transgenre sur TF1. La chaine a diffusé un reportage sur un enfant transgenre persuadé d’être une fille. Pour la première chaine d’Europe, « Aux Etats Unis il y a aurait 200 000 enfants comme elle ». TF1 met en avant 1 cas pour évoquer 200 000 enfants tout en mettant cette information au conditionnel. Par ce grossissement la chaine fait avancer une idéologie de déconstruction générale de la société et de l’enfant.

Pernaut persiste et signe face à la censure médiatique

Jean Pierre Pernaut vent debout contre le CSA et la bien pensance médiatique. Le présentateur du JT de 13 heure a assumé dans l’émission « Salut les terriens » sa déclaration sur les SDF victimes des « migrants », « si j’avais à le redire demain, je le redirais » au grand dam de la presse.

Les tweets de la semaine

Le 11 septembre visite et bain de foule d’Emmanuel Macron à Toulouse. La presse était présente sur la place du Capitole : France info a titré « Selfies autographe : le bain de foule « rockstar » d’Emmanuel Macron » tout en illustrant l’article avec des photos prises en plan serré. La réalité est tout autre et le traitement médiatique de France Info relève encore une fois du bobard : La principale place de Toulouse était quasiment vide, seulement une cinquantaine de personnes était venue saluer le président.

Seuls les banquiers et les lobbys pleurent Pierre Bergé

8 septembre mort de l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé. Seuls les banquiers et les lobbys ont pleuré sa mort. Retour sur un hommage médiatique mitigé.

miércoles, 13 de septiembre de 2017

Saint-Martin : Le gouvernement dénonce les critiques et affirme avoir été « à la hauteur »

 

BREIZATAO – POLITIKEREZH (11/09/2017)
Posted by La Rédaction on 11th septembre 2017

Après l’abandon des populations de l’île de Saint-Martin par le gouvernement français – notamment illustrée par la fuite de la sous-préfète Anne Laubiès -, celui-ci a assuré avoir géré la situation d’une manière irréprochable.

Les ministres se sont lavés les mains de leurs responsabilités.
 
L’état français « à la hauteur »

La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a assuré que l’État Français avait été « à la hauteur », gouvernement en tête.
« Jamais je ne laisserai dire que les services de l’État, que les services de la collectivité territoriale n’auraient pas été à la hauteur. (…)
Chacun ici a fait tout ce qu’il avait à faire », a martelé Mme Girardin lors d’une conférence de presse à Saint-Martin.
Problème : nul ne critique les secours récemment arrivés sur place, mais bien l’abandon complet par le gouvernement français des populations avant l’arrivée de l’ouragan.
Aucun plan d’évacuation n’a été mis en œuvre ni de militaires prépositionnés.
Les compagnies aériennes françaises se sont même livrées à une spéculation sur le prix des billets avant l’arrivée de l’ouragan alors que leurs homologues étrangères baissaient massivement les prix pour faciliter l’évacuation de leurs ressortissants.
 
Censure de guerre

martes, 12 de septiembre de 2017

Irma : plus de cent prisonniers dangereux s'échappent dans la zone britannique

 
Les Iles Vierges britanniques
 
Les Iles Vierges britanniques - AFP


Boris Johnson attendu ce mardi dans les Caraïbes

lunes, 11 de septiembre de 2017

La vérité sur ce qui se passe à St-Martin



Les renforts à leur arrivée à St-Martin (photo RCI)
 
Les renforts à leur arrivée à St-Martin (photo RCI)
    
J'ai longtemps hésité. J'avoue que je ne savais pas quel bout aborder le drame qui se joue actuellement à Saint-Martin.

Comme vous sans doute, j'ai été submergé de "témoignages" en provenance de l'ile.
Mais je sais que Facebook, et les réseaux sociaux d'une façon générale, sont le support idéal pour la propagation de fausses rumeurs.
Et il ne m'a pas échappé que la plupart de ces "témoignages" provenaient de personnes résidant en France affirmant avoir été informées par des amis sinistrés.

Tandis que les vidéos réalisées sur place, comme le prouvait le décor apocalyptique dans lequel elles avaient été tournées, faisaient certes état de désastres, de pillages, mais dans des conditions bien moins catastrophiques que ce que l'on entendait par ailleurs.
En tous les cas, à aucun moment je n'ai entendu ces vrais sinistrés évoquer "plus de 1.000 morts" comme on a pu l'entendre par ailleurs, ou les massacres d'habitants chez eux à coups de machettes, ou encore les cadavres qui apparaissaient avec la marée.

D'un autre côté, une telle avalanche de témoignages ne pouvait laisser indifférent.

Dans le doute, j'avais préféré ne rien écrire.
Jusqu'à ce que je tombe sur un article de Radio Caraïbes International (RCI).
On ne peut mettre en doute le sérieux de cette radio, qui est n°1 aux Antilles.
Et l'article intitulé "Saint-Martin : la vérité sur l’insécurité depuis le passage d’Irma " rétablit un certain nombre de vérités.

Plutôt que de le réécrire en le déformant, je me permets ici, exceptionnellement, de vous le retranscrire dans son intégralité.
J'espère que mes confrères de RCI ne m'en voudront pas.

Saint Martin après l'ouragan Irma, témoignage de Christelle G.

 
 

 
Ajoutée le 11 sept. 2017
 
Un témoignage d'une habitante de Saint-Martin, Christelle, après l'ouragan Irma.

Elle se plaint de censure sur Facebook, décrit la situation qu'elle vit, donne des coordonnées pour faire des dons.
Vidéo reprise de Facebook.
Elle demande de partager son témoignage au maximum, je me permet donc de le mettre sur Youtube.

https://www.facebook.com/Solidarit%C3%A9-SXM-via-Kris-171036323463438/

L’ouragan Irma va-t-il souffler Macron?


 
Résultats de recherche d'images pour « irma st martin »
    
La polémique enfle sur la gestion de l’ouragan Irma.
 
De façon inattendue, Emmanuel Macron pourrait être mis en sérieuse difficulté sur un sujet régalien qui touche à l’empathie pour les victimes et à sa capacité à protéger les Français en cas de crise.

La polémique est un peu inattendue, mais elle enfle et, à l’image de l’ouragan qui lui en donne l’occasion, elle semble dotée d’un effet de souffle difficile à évaluer, mais manifestement très puissant.
Elle porte sur la capacité du gouvernement à gérer une crise climatique et sanitaire.
 
Irma vue d’Athènes

Premier petit problème: pendant qu’Irma dévastait nos possessions caribéennes, le chef de l’État pérorait sur la Pnyx à Athènes.
Inlassablement, le Président s’y est adonné à un exercice de prédilection: le discours grandiloquent qui le replace dans l’Histoire.
Le même discours rédigé dans un style sobre et moins poseur lui aurait probablement valu une moindre volée de bois vert.
Mais les préoccupations égotistes de M. Macron au moment où ses compatriotes souffraient de l’autre côté de l’océan ont consolidé la perception diffuse des Français, celle d’un Président autocentré et sans empathie pour ses concitoyens.
 
La catastrophe des fainéants

Avec la jubilation d’un enfant, Macron en a rajouté une couche le lendemain devant les Français expatriés à Athènes.
Il a glissé l’idée que les opposants aux ordonnances et plus généralement à ses réformes étaient des fainéants.
Un tel mot dit un vendredi depuis l’étranger (alors qu’il s’était engagé à ne pas évoquer la situation française hors du territoire) laissait libre cours à la langueur du week-end pour faire écho.
À quatre jours de la première manifestation contre les ordonnances, la sortie paraît maladroite.
Le Président prend-i la mesure des capacités de réaction de l’opinion?
Ou s’est-il laissé endormir par les courtisans dont il s’entoure, et qui lui expliquent que tout cela va passer comme une lettre à la poste?
 
Une guerre de rumeurs sur Irma

Et le Batral Dumont d’Urville quitta les Antilles deux mois avant l’ouragan…

 
Résultats de recherche d'images pour « le batral dumont d'urville »

 
Article payant offert
Défense
 
Face au désastre qui a frappé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, on ne peut s’empêcher d’évoquer le départ de Martinique, il y a à peine plus de deux mois, du navire qui aurait été probablement le plus utile aujourd’hui.

Il s’agit du bâtiment de transport léger (Batral) Dumont d’Urville, qui a fait ses adieux à la base navale de Fort-de-France le 19 juin dernier et est arrivé à Brest le 24 juillet en vue d’y être désarmé.
Mis en service en 1983, le vénérable bateau était spécialement conçu pour la projection de troupes et de matériel dans les territoires ultramarins, avec une coque lui permettant de s’échouer sur une plage afin d’y débarquer hommes et véhicules.
Long de 80 mètres, équipé d’une grue pour la manutention de lourdes charges, de petits chalands de débarquement et d’une plateforme hélicoptère, le bâtiment était capable d’embarquer une cargaison de plusieurs centaines de tonnes, dont une douzaine de véhicules.
De plus, il effectuait régulièrement des exercices, appelés Cyclonex, dédiés précisément aux interventions en cas de cyclone, avec par conséquent une expertise qui disparait.
Les anciens Batral de la Marine nationale, dont le Dumont d’Urville était le dernier exemplaire encore opérationnel, offraient une capacité très précieuse dans le cadre d’opérations de débarquement et de soutien logistique outre-mer.
Mais elle a aussi, à de multiples reprises, été utilisée pour des missions humanitaires, y compris là où les infrastructures portuaires étaient inutilisables.
Après avoir passé le gros de sa carrière en Polynésie, le Dumont d’Urville, succédant à l’un de ses sisterships (le Francis Garnier) aux Antilles en 2010, a ainsi conduit plusieurs opérations d’assistance aux populations sinistrées par des catastrophes naturelles : en 1990 aux Samoa occidentales frappées par le cyclone Ofa puis en 1997 aux Iles-sous-le-Vent après le passage des cyclones Martin et Osea. Alors que le Francis Garnier était intervenu après le séisme ayant ravagé Haïti en 2010, le Dumont d'Urville y était retourné cinq fois avec du fret humanitaire en 2011, 2014 et 2017.
Pour succéder aux Batral, un autre type de bateau a vu le jour, le bâtiment multi-missions (B2M), issu d’un compromis intégrant la nécessité de disposer d’une plateforme plus adaptée aux longues patrouilles en mer.
Le nouveau modèle dispose d’importantes capacités logistiques, sans pouvoir, contrairement à son aîné, effectuer des manœuvres de plageage.

Irma : la France n’est pas à la hauteur

 

Le 11/09/2017


La prévision des dégâts matériels et des risques humains n’a manifestement pas été suffisante.

Elle n’a pas tenu compte de la situation réelle de l’île, vue de loin comme un paradis pour touristes aisés – ce qui est relativement vrai de Saint-Barthélemy.
La réalité, c’est que la population de Saint-Martin a crû de manière extrêmement rapide et en accentuant des disparités considérables.
En vingt ans, elle est passée de 25.000 habitants à 75.000.
La division du territoire entre les zones française et néerlandaise, sans véritable frontière, est un élément d’attractivité non seulement économique, mais aussi démographique, puisqu’elle facilite les situations illégales.
Le nombre des nationalités présentes dépasse la centaine.
Il s’agit notamment de migrants antillais, haïtiens en particulier.

Comme la Guyane ou Mayotte, Saint-Martin, est une porte ouverte à l’immigration clandestine et une usine à fabriquer des Français de papiers.

Le niveau de vie quasi européen est un aimant pour les ressortissants des Caraïbes.
La population du secteur français a donc rejoint et dépassé celle de la partie néerlandaise : de 8.000 à 38.000 pour la première, de 17.000 à 30.000 pour la seconde.
Cette évolution explique en partie la mauvaise qualité de l’habitat et son exposition, qui dénotent de la part des autorités tant locales que nationales une légèreté coupable.
Par ailleurs, Saint-Martin connaît un taux de chômage important – de l’ordre de 33 %.
Sa sociologie est donc comparable à celle des quartiers sensibles de la métropole, le soleil et le tourisme en plus.