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jueves, 21 de diciembre de 2023

Quand Emmaüs finance SOS Méditerranée


 
 

 

Clémence de Longraye 20 décembre 2023

 

L’accueil des migrants à tout prix. L’association Emmaüs Solidarité, fondée par l’abbé Pierre en 1954, réputée pour son souci des plus pauvres, semble désormais œuvrer avant tout pour « l’accueil inconditionnel des migrants »

Dernière preuve en date de ce penchant répété pour l’ouverture migratoire, l’antenne de Bourgoin-Jallieu (Isère) vient d'offrir 3.000 euros à SOS Méditerranée.

Financée par des subventions publiques

La venue de SOS Méditerranée à la vente de Noël d’Emmaüs Bourgoin-Jallieu, organisée ce 16 décembre, était annoncée de longue date. Sur ses réseaux sociaux, le collectif s’enthousiasmait ainsi depuis plusieurs jours de son partenariat noué avec l’association qui navigue dans le bassin méditerranéen pour ramener des migrants sur les côtes européennes. Le 16 décembre, en plus de recevoir un généreux chèque d’Emmaüs, SOS Méditerranée - qui, rappelons-le, perçoit aussi de nombreuses subventions publiques - a donc également pu tenir un stand pour communiquer sur ses actions. À leurs côtés, les Refuges solidaires qui accueillent des migrants à la frontière franco-italienne ont également pu profiter de l’occasion pour faire la promotion de leur activité.

Avec quels fonds Emmaüs Bourgoin-Jallieu a-t-elle pu financer ce généreux don accordé à l’association de « sauvetage » maritime ? Contactée, l’antenne locale de l’association créée par l’abbé Pierre n’a pas répondu à nos sollicitations. Le siège d’Emmaüs Solidarité garde également le silence. Est-ce avec les nombreuses subventions publiques que perçoit, chaque année, Emmaüs ? Car si Emmaüs, association d’utilité publique, vit notamment de dons et de mécénat, ses principales ressources financières proviennent d’abord des collectivités publiques. 

Comme le souligne le dernier rapport d’activité de l’association, Emmaüs France a reçu plus de 79 millions d’euros de subvention en 2022.

viernes, 25 de agosto de 2023

Des sans-papiers, employés bénévoles, en grève chez Emmaüs. Cherchez l’erreur…


Marie Delarue 24 août 2023

« Y a des jours… », disait l’abbé Pierre. Y a des jours, en effet… Après l’Emmaüs de Saint-André, dans le Nord, dont les bénévoles sans-papiers sont à l’arrêt depuis le début de l’été, c’est son voisin de Grande-Synthe qui est touché par une grève illimitée.

Ici, le Français de base – comprenez le « beauf » pointé par les élites du PS – se tirebouchonne le cerveau : comment des sans-papiers peuvent-ils être en grève ? Contre qui, contre quoi, pour qui, pourquoi ? Simple comme l’exploitation de l’homme par l’homme, disent-ils.

40 heures par semaine pour 150 euros par mois

Après leurs compagnons de Saint-André-lez-Lille, en grève depuis début juillet, ceux de Grande-Synthe protestent ainsi contre leurs conditions de travail indignes et les promesses de régularisation (après trois à cinq ans de bénévolat) qui leur ont été faites mais pas tenues. C’est que, là-haut, les compagnons sont tous du même profil : immigrés illégaux. Ils reprochent donc à la direction d’Emmaüs de les exploiter bassement en leur faisant miroiter un avenir radieux qui n’arrive pas. Des promesses de régularisation réfutées par Pierre Duponchel, président de la Halte Saint-Jean dans Le Parisien : « On n’a jamais promis quoi que ce soit et on n’a certainement pas dit : "Vous venez ici et, dans trois ans, vous serez régularisés". »

Parvenus jusqu’à l’eldorado européen, ces gens disent être tombés tout bonnement dans un piège. La direction locale d’Emmaüs les contraindrait ainsi à travailler 40 heures par semaine pour 150 euros par mois. À quoi il faut quand même, au titre des avantages en nature, ajouter l’hébergement et la nourriture. Qu’importe, c’est de l’« esclavagisme », dénonçait à France 3 Nord Pas-de-Calais un compagnon de Saint-André : « L’esclavage est un gros mot que l’on ne doit pas prononcer, mais malheureusement, dans nos situations, on est vraiment des esclaves. »

martes, 25 de julio de 2023

Emmaüs : une association pro-migrants aux frais du contribuable


 

 Clémence de Longraye 24 juillet 2023

D’Emmaüs, association de solidarité créée par l’abbé Pierre en 1954, on connaît la vitrine : charité, accueil du prochain, souci du miséreux et mise à l’abri des plus pauvres. 

Une mission louable et utile dans une société où les plus fragiles sont très souvent mis de côté et oubliés. Seulement, dans l’arrière-boutique, derrière cette « insurrection de bonté » promise par les membres de l’association se cachent une idéologie pro-migrants et des méthodes douteuses. Le tout financé par la générosité du contribuable.

Un accueil inconditionnel des migrants

« Emmaüs, y’en a marre, l’esclavage, c’est fini. » Depuis plusieurs semaines, aux abords des locaux d’Emmaüs à Saint-André-lez-Lille (Nord), des dizaines de sans-papiers soutenus par des députés de la NUPES et d’autres figures de l’extrême gauche sont en grève. Ils accusent l’antenne locale de l’association de leur avoir imposé des conditions de travail intenables et une pression psychologique. Ils reprochent également à la direction de ne pas avoir tenu ses promesses. Auprès du Parisien, ils confient ainsi « que la direction leur a menti en leur faisant miroiter une régularisation au bout de trois ans d’activité » en échange d’un maigre salaire. Alors qu’Emmaüs dément, le parquet de Lille a décidé, au mois de mai dernier, d’ouvrir une enquête préliminaire pour « traite d’êtres humains » et « travail dissimulé ». Ce présumé système d’exploitation totalement indigne laisse apparaître l’une des facettes de l’association qui profite et plaide pour un accueil inconditionnel de tous les exilés.

Car si Emmaüs aide, il est vrai, les sans-abri lors des froides périodes hivernales et travaille à leur réinsertion, l’association de l’abbé Pierre participe également à l’accueil de tous les migrants, même les clandestins. La structure qui, rappelons-le, a appelé à voter contre Marine Le Pen en 2022 est ainsi une farouche opposante des lois de contrôle de l'immigration qu’elle considère mener à « une détérioration des conditions d’accueil et des droits des personnes exilées ». Ces dernières années, Emmaüs s’est ainsi plusieurs fois engagée contre l’État pour défendre les clandestins comme à Briançon, où elle défend les migrants qui tentent de franchir la frontière franco-italienne. Preuve de ce penchant idéologique en faveur d’une immigration incontrôlée, dans les Alpes-Maritimes, Emmaüs s’est associée à Cédric Herrou, figure médiatique connue pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière entre la France et l’Italie, afin de créer une communauté dans la vallée de la Roya. Par ailleurs, dans ses diverses communautés, éparpillées aux quatre coins de la France, Emmaüs recrute – et donc empêche l’expulsion - de nombreux clandestins.