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martes, 25 de febrero de 2025

L'acquisition de LMB Aerospace par l'américain Loar Group passera par un feu vert de Bercy


LMB Aerospace travaille pour des groupes de défense comme Dassault Aviation, Naval Group, Airbus Helicopters, Thales, KNDS...DR

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Le projet d'acquisition de LMB Aerospace par le groupe américain Loar Group pour 365 millions d'euros (plus 44 millions de dettes) devra être approuvé par le ministère des Armées et par Bercy dans le cadre de la procédure des investissements étrangers en France (IEF). 
 
Cette PME corrèzienne fabrique des ventilateurs pour le Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), les hélicoptères Tigre et NH90, le char Leclerc...

De Malemort-sur-Corrèze à New York City. Située en Corrèze, LMB Aerospace pourrait être rachetée pour environ 365 millions d'euros (plus la reprise de la dette estimée à 44,3 millions) par l'américain Loar Group, un spécialiste des composants pour l'aérospatiale et la défense basé à New York.

 La finalisation de la transaction reste soumise à l'obtention des autorisations réglementaires requises. Loar Group, qui a réalisé plus de 400 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2024 (317.5 millions en 2023), vise la finalisation de l'opération au troisième trimestre de cette année après avoir reçu les autorisations réglementaires. Pour financer cette opération, le groupe américain a obtenu de Blackstone Alternative Credit Advisors LP une lettre d'engagement relative à la facilité de prêt de 400 millions d'euros.

jueves, 2 de enero de 2020

Grande braderie des bijoux de famille (suite et fin)



 
 1 janvier 2020
 
Si la privatisation d’ADP patine, grâce au référendum d’initiative partagée afin de l’empêcher d’aboutir, celle, plus sournoise, d’Engie est en marche.

Ce n’est pas un hasard si le tout nouveau président du conseil d’administration d’Engie est un proche affirmé d’Emmanuel Macron, pour ne pas dire un protégé, comme le rappelait Le Monde, en mai 2018.
Les connaisseurs du dossier savent qu’il a été nommé à ce poste pour engager la privatisation puis de le démanteler, même si le management opérationnel de l’entreprise y est vigoureusement opposé. C’est d’ailleurs pour cela que la nomination de Jean-Pierre Clamadieu au poste de président a été imposée par l’Élysée, alors qu’Isabelle Kocher, la directrice générale, plaidait pour être nommée PDG.
À l’image de ce qui se pratique dans la plupart des grands groupes cotés.
Paradoxe, pour un gouvernement prônant l’égalité homme-femme, le chef de l’État décide de placer un chaperon pour contrôler les actions de la seule femme à un tel poste.
Résultat : le président d’Engie rame exactement à contre-courant du reste de l’équipe.
Dame ! c’est qu’il y a huit milliards d’euros à récupérer au passage, une sacrée somme ! Vraiment ? Car à bien y regarder, huit milliards d’euros, finalement, ce n’est qu’un mois et demi de déficit public.
Pour récupérer une telle somme, Jean-Pierre Clamadieu ainsi que plusieurs administrateurs comme Ross McInnes (un financier, ancien de Bank of America et président de Safran) n’ont pour objectif que de faire grimper le cours de Bourse le plus rapidement possible.

lunes, 15 de abril de 2019

ADP, FDJ, barrages hydroélectriques : comment l’État français brade les bijoux de famille

 
 


Aéroports de Paris, Française des jeux, barrages hydroélectriques…

L’État français cède peu à peu ses principaux secteurs stratégiques aux intérêts du privé.

Alors que l’opposition s’aligne pour réclamer un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris et que l’exécutif peine à justifier celle de la Française des jeux, la privatisation des barrages hydroélectrique est (presque) passée comme une lettre à la poste. Et pourtant…
Le 13 décembre dernier, la Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la France « pour faire en sorte que les marchés publics dans le secteur de l’énergie hydroélectrique soient attribués et renouvelés dans le respect du droit de l’UE ».
La Commission demande donc à la France d’ouvrir ses concessions hydrauliques au marché au nom du principe de concurrence libre et non faussée qu’elle est chargée de faire respecter.
D’ici 2023, ce seraient donc plus de 150 concessions qui seraient ouvertes à la concurrence et Bruxelles souhaite que ces concessions ne soient plus délivrées seulement à EDF.
Le gouvernement a annoncé, il y a quelques jours, vouloir se conformer aux volontés de la Commission et renoncer à son monopole sur ce secteur pourtant stratégique.

lunes, 1 de abril de 2019

«Privatiser les barrages est une folie à très, très hauts risques !! » L’édito de Charles SANNAT

 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
La privatisation des barrages hydroélectriques en France envisagée par le gouvernement français, demandé par l’Union Européenne, est potentiellement une folie à très, très hauts risques, dont peu perçoivent le danger très important que cela pourrait faire peser sur la population française.
 

Même la très « fascisante » chaîne France Culture de Radio France en parle… c’est dire.
Niveau complotisme nous sommes sur du lourd. Du très lourd!!
 
Revue rapide des risques qui sont totalement occultés, dans un débat qui n’a pas lieu!

1/ Les risques de rupture de barrages.

C’est rare, mais cela arrive. Comment l’opérateur privé sera assuré?
Comment les victimes seraient indemnisées?
Mais encore, avant même de parler des morts, si nous parlions de la sécurité?
Ne sera-t-elle pas sacrifiée au profit des profits?
Il est évident que le cadre contractuel ne peut pas être « amateur »… a minima, quand on privatise ce genre de chose, les règles imposées, et les systèmes de contrôle doivent être à la hauteur.
Quand on ne débat pas, et qu’il n’y a pas de transparence, on peut redouter que le pire devienne possible.
Mais… ce n’est pas tout.
 
2/ Les barrages…. utilisent de l’eau pour produire de l’électricité…. jusque là aucun scoop!

Sauf, que, l’hiver on retient l’eau, pour faire des lâchers de barrages l’été et alimenter les fleuves en eau.
On régule le débit.
Basiquement et pour simplifier, le prix du kilowatt heure sur le marché est nettement plus haut l’hiver quand tout le monde a froid que l’été…
En tant qu’opérateur privé j’ai évidemment intérêt à produire au maximum pendant les mois où c’est le plus rentable… et tant pis si les poissons meurent l’été le kilowatt vaut moins cher… résultat prévisible?
Une mauvaise gestion des ressources en eau car contraire aux intérêts de production de l’opérateur privé.
Mais… ce n’est pas tout.