
Aéroports de Paris, Française des jeux, barrages hydroélectriques…
L’État français cède peu à peu ses principaux secteurs stratégiques aux intérêts du privé.
Alors que l’opposition s’aligne pour réclamer un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris et que l’exécutif peine à justifier celle de la Française des jeux, la privatisation des barrages hydroélectrique est (presque) passée comme une lettre à la poste. Et pourtant…
Le 13 décembre dernier, la Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la France « pour faire en sorte que les marchés publics dans le secteur de l’énergie hydroélectrique soient attribués et renouvelés dans le respect du droit de l’UE ».
La Commission demande donc à la France d’ouvrir ses concessions hydrauliques au marché au nom du principe de concurrence libre et non faussée qu’elle est chargée de faire respecter.
D’ici 2023, ce seraient donc plus de 150 concessions qui seraient ouvertes à la concurrence et Bruxelles souhaite que ces concessions ne soient plus délivrées seulement à EDF.
Le gouvernement a annoncé, il y a quelques jours, vouloir se conformer aux volontés de la Commission et renoncer à son monopole sur ce secteur pourtant stratégique.



