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lunes, 15 de abril de 2019

ADP, FDJ, barrages hydroélectriques : comment l’État français brade les bijoux de famille

 
 


Aéroports de Paris, Française des jeux, barrages hydroélectriques…

L’État français cède peu à peu ses principaux secteurs stratégiques aux intérêts du privé.

Alors que l’opposition s’aligne pour réclamer un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris et que l’exécutif peine à justifier celle de la Française des jeux, la privatisation des barrages hydroélectrique est (presque) passée comme une lettre à la poste. Et pourtant…
Le 13 décembre dernier, la Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la France « pour faire en sorte que les marchés publics dans le secteur de l’énergie hydroélectrique soient attribués et renouvelés dans le respect du droit de l’UE ».
La Commission demande donc à la France d’ouvrir ses concessions hydrauliques au marché au nom du principe de concurrence libre et non faussée qu’elle est chargée de faire respecter.
D’ici 2023, ce seraient donc plus de 150 concessions qui seraient ouvertes à la concurrence et Bruxelles souhaite que ces concessions ne soient plus délivrées seulement à EDF.
Le gouvernement a annoncé, il y a quelques jours, vouloir se conformer aux volontés de la Commission et renoncer à son monopole sur ce secteur pourtant stratégique.

lunes, 1 de abril de 2019

«Privatiser les barrages est une folie à très, très hauts risques !! » L’édito de Charles SANNAT

 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
La privatisation des barrages hydroélectriques en France envisagée par le gouvernement français, demandé par l’Union Européenne, est potentiellement une folie à très, très hauts risques, dont peu perçoivent le danger très important que cela pourrait faire peser sur la population française.
 

Même la très « fascisante » chaîne France Culture de Radio France en parle… c’est dire.
Niveau complotisme nous sommes sur du lourd. Du très lourd!!
 
Revue rapide des risques qui sont totalement occultés, dans un débat qui n’a pas lieu!

1/ Les risques de rupture de barrages.

C’est rare, mais cela arrive. Comment l’opérateur privé sera assuré?
Comment les victimes seraient indemnisées?
Mais encore, avant même de parler des morts, si nous parlions de la sécurité?
Ne sera-t-elle pas sacrifiée au profit des profits?
Il est évident que le cadre contractuel ne peut pas être « amateur »… a minima, quand on privatise ce genre de chose, les règles imposées, et les systèmes de contrôle doivent être à la hauteur.
Quand on ne débat pas, et qu’il n’y a pas de transparence, on peut redouter que le pire devienne possible.
Mais… ce n’est pas tout.
 
2/ Les barrages…. utilisent de l’eau pour produire de l’électricité…. jusque là aucun scoop!

Sauf, que, l’hiver on retient l’eau, pour faire des lâchers de barrages l’été et alimenter les fleuves en eau.
On régule le débit.
Basiquement et pour simplifier, le prix du kilowatt heure sur le marché est nettement plus haut l’hiver quand tout le monde a froid que l’été…
En tant qu’opérateur privé j’ai évidemment intérêt à produire au maximum pendant les mois où c’est le plus rentable… et tant pis si les poissons meurent l’été le kilowatt vaut moins cher… résultat prévisible?
Une mauvaise gestion des ressources en eau car contraire aux intérêts de production de l’opérateur privé.
Mais… ce n’est pas tout.

miércoles, 27 de marzo de 2019

Les barrages français cèdent face aux intérêts privés


 
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Crédits : AFP

par Arjuna Andrade
 
Le gouvernement a annoncé sa volonté de privatiser 150 barrages hydroélectriques en France, en dépit de leur caractère hautement stratégique.

Il répond ainsi à la volonté de la Commission qui s'était juré de faire chuter ce monopole d’État contraire au dogme de la concurrence libre et non faussée.

Vous avez aimé les Aéroports de Paris, les autoroutes et Engie, vous allez adorer ce nouvel épisode de la grande série de privatisations, pour le moins étonnantes, menée par le gouvernement français. Cette annonce fait suite à près de dix ans de pression de la part de la Commission européenne pour démanteler la gestion publique de l’énergie hydro-électrique.
Il faut dire que Bruxelles enrage contre la position ultra-dominante d’EDF qui, en sa qualité d’acteur public de l’énergie, détient et gère 85% du parc hydraulique français, soit près de 2300 barrages en France.
Des années que la Commission aimerait voir tomber ce monopole d’État aux allures insupportables de vestige socio-marxiste en plein cœur de l’Europe de marché.
Puisqu’il était impossible d’exiger la privatisation des centrales nucléaires, relevant des activités d’importances vitales de la nation, la Commission s’est donc reportée sur la deuxième source française de production d’énergie, à savoir les barrages.

domingo, 2 de septiembre de 2018

Sous la pression de la Commission européenne, la France cède ses 150 plus grands barrages hydrauliques !

 
 
Barrages hydrauliques - A

Publié par
 
Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France.

Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès.
Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite.
Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

Le 12 mars, des salariés d’EDF hydroélectricité manifestaient devant le parlement européen à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO.
Ils exigent l’abandon de l’ouverture à la concurrence de la gestion des barrages, annoncée officiellement le 31 janvier 2018 par l’entourage du Premier ministre dans une lettre à la Commission européenne.

Barrages hydrauliques - 1

Jusqu’à présent, une très grande majorité des 2 300 barrages métropolitains étaient de fait propriété publique.
EDF gère directement 85% des 433 concessions du pays (1 ou plusieurs barrages reliés à une même centrale électrique), le reste est gérée par Engie et des structures régionales, comme la Compagnie Nationale du Rhône ou encore la Société Hydro-Electrique du Midi.
Les 150 plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) vont être privatisés d’ici 2022.

BARRAGES PRIVATISÉS : L'UE L'IMPOSE, SEULE LA FRANCE SE SOUMET

 
 


Osons Causer

Ajoutée le 11 avr. 2018

 On les a construit et financé à 100%, ils nous rapportent 1.2 milliard/an, et on le seul pays d’Europe qui va les brader au privé : les BARRAGES. Ils sont notre 2eme source d’énergie, et le 1er renouvelable, et sur ordre de la Commission européenne, on va sacrifier ce joyau de notre patrimoine.