4 janvier 2020
Il a su trouver le ton et la variation nécessaires.
Et ce fut tout aussi
percutant. Quel contraste avec la prestation de Macron…
En deux minutes et demie, BoJo avait tout dit, tout tracé, dans un enthousiasme communicatif – sans pour autant passer sous silence le traumatisme des divisions dues au Brexit – quand il a fallu
18 minutes à Emmanuel Macron pour nier les divisions françaises et éviter la réalité : gilets jaunes, réforme des retraites dans l’impasse, fractures territoriales et communautaires, sans compter les violences urbaines qui se déchaînaient pratiquement au moment où il parlait…
Et la comparaison n’en était que plus cruelle pour celui qui, il y a trois ans, nous promettait un « nouveau monde »…
Macron semblait en bout de course, épuisé par un an de gilets jaunes, un mois de conflit sur les retraites et une image durablement dégradée, quand Johnson pouvait affirmer, fort de sa victoire historique et toute fraîche : « C’est seulement le début ! »
Pour Macron, c’est incontestablement la fin, quel que soit le résultat de ses calculs pour se faire réélire une seconde fois, par défaut, contre Marine Le Pen.