
Sabine Faivre 4 août 2023
Ce
sont les riverains excédés qui ont alerté le député de leur
circonscription, Éric Ciotti.
Depuis plusieurs années, la rue Emma et
Philippe Tiranty, à deux pas de la Basilique Notre-Dame, a été colonisée
par des groupes de toxicomanes, qui trafiquent et consomment en pleine
rue, au vu et au su de tous, sans que nul ne puisse semble-t-il faire
cesser ce trafic, source de violence, d’agressions, de nuisance et
d’insécurité.
Des habitants désabusés
Un hôtelier de la rue, complètement désabusé, parle d’une situation
qui daterait… de l'année 2008, l’obligeant à escorter ses clients par
peur d’une éventuelle agression en plein jour. Les seringues jonchent le
sol, à tel point que nul n’ose s’y aventurer. Une esthéticienne raconte
à la presse locale qu’elle a été agressée à la piqûre dans cette même rue où elle exerce son métier, « sans raison
». Une autre évoque des menaces de mort, et des rixes entretenant un
climat de terreur dans tout le quartier, au-delà des nuisances sonores
et du tapage.
Aujourd'hui, ce n’est plus la peur qui règne, mais la colère.
Vendredi dernier, le 28 juillet, une dizaine de riverains et commerçants
avait donné rendez-vous au député Éric Ciotti, pour manifester leur
écœurement.
« Il faut qu’ils partent », explique l’un d’entre eux, dénonçant le fait que ce sont tous « des étrangers, la plupart en situation irrégulière et sous OQTF », information qu’aurait délivrée le référent de la police nationale.
Et les réunions de comité de quartier organisées par la Ville pour
recueillir les doléances des habitants, ne débouchent sur rien.
« Ils nous renvoient vers le Préfet » entend-on, à mot
couvert, pour expliquer que tout le monde se renvoie la balle pour
éviter d’avoir à assumer la salubrité et la sécurité de ce quartier,
pourtant situé à côté de l’avenue Jean Médecin, une artère très
touristique menant à la place Masséna.
Mais la Ville explique que la prise en charge des populations
toxicomanes serait la compétence de l’État, étant un problème de santé
publique. Éric Ciotti dénonce une « zone de non droit au cœur de Nice », et le « résultat d’une immigration incontrôlée ». Il en appelle au Préfet pour faire cesser ce trafic sans délai.