La nuit du 31 décembre 2022 au 1er janvier 2023 a été plutôt calme en Bretagne, dont la partie ouest était balayée par un coup de vent – avec quelques inondations locales – sauf à Nantes où des émeutes ont éclaté dans divers quartiers dits « sensibles«
A Brest, une seule voiture a été
signalée brûlée à Pontanézen, rue Corot. A Rennes – où le feu d’artifice
officiel a été annulé pour cause de vent, mais un feu d’artifice
clandestin assez long a été tiré au-dessus du centre-ville, la nuit a
été marquée par un guet-apens tendu aux pompiers au Blosne – où un
incendie criminel a été démarré dans un immeuble en construction, et
l’effondrement d’un plancher du 20, rue Nantaise, dans une pièce en
travaux, qui a blessé légèrement sept jeunes gens en train de faire la
fête.
Plus de 30 voitures brûlées à Nantes, une à Brest
C’est donc logiquement Nantes qui se
taille la palme des voitures brûlées du Réveillon en Bretagne, avec une
trentaine sur l’agglomération, dont cinq au Sillon de Bretagne (St
Herblain), selon les chiffres « officiels« .
Les désordres ont commencé à la
Halvêque près de la Beaujoire, vers 22h, avec une voiture incendiée
boulevard du professeur René Auvigne. Trois voitures en feu ont été
retrouvées rue de l’Angevinière derrière le Sillon de Bretagne – des
tirs de mortiers d’artifice visent les pompiers venus les éteindre.
D’autres problèmes ont été signalés au Pin Sec, derrière la Bottière, où
la TAN a du couper temporairement la ligne 1, et à Malakoff où des
cocktails Molotov ont été tirés vers une heure du matin sur les forces
de l’ordre et où les dernières voitures brûlaient encore au petit matin.
Une quinzaine de personnes ont été
interpellées à Nantes, dont neuf pour détention, usage et transport de
mortiers d’artifice, et les autres pour infractions à la législation des
stupéfiants. A Malakoff, au moins deux voitures et une moto ont été
incendiées en fin de nuit. D’autres véhicules ont brûlé aux
Dervallières.



