Le 24/03/2018
François Teutsch
Avocat
Pour les individualistes qui nous gouvernent, la notion même de famille qu’il faudrait protéger en soi relève de l’archaïsme absolu.
La question de l’abrogation du quotient familial a suscité une levée de boucliers face à laquelle le gouvernement n’est sans doute pas prêt à passer en force.
Il se souvient des manifestations de 2013 contre la loi Taubira…
Retour en arrière : souvent effleuré, le sujet taraude les gouvernements depuis plusieurs années.
Il s’agit de supprimer le quotient familial qui permet aux familles avec enfants de réduire leur imposition, à revenu égal, par rapport aux couples sans enfants.
L’institution date de l’après-guerre et avait un double objectif : compenser la charge liée à l’éducation des enfants, considérée comme une richesse nationale, et stimuler la natalité.
Les deux objectifs ont été atteints, en tout cas tant que le système a été appliqué loyalement.
Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Nos modernes politiciens se moquent bien de la natalité.
Ils considèrent peut-être, à l’instar de Christophe Girard, que seuls les cathos et les Arabes font des gosses.
Les premiers n’attendent rien du gouvernement.
Les seconds sont rarement imposables.
Le plafonnement du quotient familial a été revu à la baisse sous le quinquennat Hollande.
Supprimer le système entraînerait sans doute une augmentation des rentrées fiscales, au prix d’un effort financier important pour les familles.