Une criminalité précoce. Taha O., le meurtrier présumé de Philippine, n’était âgé que de 17 ans quand il commit son premier viol.
C’était le 31 août 2019, quelques semaines à peine après son arrivée en France.
« Arrête de bouger ou je te tue », lança-t-il alors à Juliette, étudiante de 22 ans, avant d’abuser d’elle pendant près de 90 minutes sur un sentier de la forêt de Taverny, dans le Val-d’Oise. Peu après les faits, la jeune Française se rendit au commissariat, accompagnée de sa mère, pour porter plainte. La police partit à la recherche du violeur et, grâce à la téléphonie, le localisa non loin des lieux du crime, dans un foyer de la Croix Rouge.
Sauvage agression d'1h30, être manipulateur, pas de troubles psychiques, victime avec un grand sang-froid… Plus d'infos sur le viol de Juliette* en 2019 à Taverny, pour lequel Taha Oualidat était connu (MàJ) #Philippinehttps://t.co/Cj6OGu6mv3 pic.twitter.com/AIOMJkoxm8
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) September 27, 2024
Débarqué en France via l’Espagne, muni d’un simple visa touristique, Taha O. vivait aux crochets de notre société. Il était ce qu’on nomme un « mineur non accompagné », ou encore « mineur isolé étranger ».
L’épineux sujet des « mineurs non accompagnés »
Voilà quelques années que la France subit un afflux ininterrompu et croissant de ces petits clandestins venus pour la plupart du Maghreb : ils étaient 4000 en 2014, 40 000 en 2019, 60 000 en 2020. Actuellement, une centaine de nouveaux « mineurs étrangers » arriveraient chaque jour sur le territoire.
L’âge réel de ces « mineurs » fait d’ailleurs régulièrement débat. Selon l’Assemblée des départements de France (ADF), qui est responsable de la prise en charge des mineurs isolés étrangers, plus de la moitié d’entre eux s’avèrent en réalité majeurs et ne devraient donc pas relever de l’aide sociale à l’enfance. Dans certaines régions, le taux de fraude atteint des sommets. « En Seine-et-Marne, il avoisine les 80%, expliquait en 2020 Jean-Louis Thiériot*, ancien président du conseil départemental. Nous avons ainsi vu des quadragénaires se revendiquer mineurs… » Avec parfois la complaisance de certains juges qui s’opposent au test osseux permettant d'évaluer l'âge d'une personne, et la connivence d’associations prêtes à toutes les fourberies pour qu’un maximum de clandestins puisse rester en France. « Il n'est pas rare qu'un gamin de 15 ans en paraisse 40 », raconte, sans rire, SOS Méditerranée.





