
Jean-Yves Le Drian est le ministre boulonné à son siège que l’on transporte d’un ministère à l’autre depuis 2012.
Ancien combattant des attentats de 2015, socialiste à temps partiel, macronien par inadvertance, réclamé par le musée Grévin, l’inamovible politicien s’en vient au micro d’Europe 1 livrer sa version des événements tragiques récemment survenus.
L’homme qui ne rit jamais affirme, impassible : « Je ne fais pas le lien entre terrorisme et immigration. ». Il rigole peut-être, sous son masque ? La journaliste qui mène l’interview ne vérifie pas. Faute professionnelle.
Cette déclaration confirme officiellement ce que chacun redoutait : il n’y a aucun lien entre la gauche et la réalité. La chose est désormais avérée. Après un long séjour au PS, l’homme ne voit plus le rapport entre le lait et le fromage, entre les nuages et la pluie, la pluie et les inondations, etc. Anesthésié au réel, étanche au concret. Rien ne passe. Par suite d’un romantisme obsessionnel, l’événement est isolé de ses conséquences. La vérité arrangée façon paquet cadeau. À n’ouvrir sous aucun prétexte.
Interrogé sur le renforcement des contrôles aux frontières, Jean-Yves Le Drian estime, du bout des lèvres, qu’il faut peut-être les renforcer… Mais pour contrôler quoi ? Sur le sujet, l’Inamovible donne sa langue au chat. Les poissons ? Les vagues ? Oui, voilà. Surtout la deuxième.

